Ventede L'homme Ă  la voiture rouge Tome I : Les cadrans de BX 13 pas cher. Au volant de sa voiture rouge, Steph Bernier, le champion de tennis, va d'une capitale Ă  l'autre disputer des matches internationaux et, au passage, tombe dans d'Ă©tranges aventures. Il semble avoir le talent de se fourrer toujours dans les coups les plus durs, dans les intrigues les plus inextricables. solutionsdes enigmes. Enigme 1 : Un homme est retrouve mort dans le dĂ©sert. il est entiĂšrement nu et il tient une paille dans sa main. Indice : L’homme est mort de soif et d’insolation avant d’avoir pu rejoindre la ville la plus proche, ses vĂȘtements sont Ă©parpillĂ©s dans la direction opposĂ©e. tandisqu’avançaient la voiture et l’épisode le vivait intensĂ©ment entre froncements de cils et sourires. me suis souvenu des dames d’un certain Ăąge dans mon quartier de Marseille Ă©taient abonnĂ©es Ă  leurs feuilletons ne loupaient pas un Ă©pisode c’était un rendez-vous important de leur journĂ©e en ai oubliĂ© les noms l’INA m’en a rappelĂ© quelques uns NoĂ«lle aux quatre RĂ©sumĂ©: EtĂ© 53 : la tranquillitĂ© apparente d'un hameau et de ses habitants est troublĂ©e par une succession d'Ă©vĂ©nements Ă©tranges. D'abord, il y a cette voiture q NoĂ«lMamĂšre entre Ă  la station rĂ©gionale de Bordeaux en 1969 en tant que stagiaire, il remplace Ă©pisodiquement les prĂ©sentateurs des journaux. De 1973 Ă  1975 il se lance dans le marketing politique puis devient assistant Ă  la facultĂ© de Bordeaux jusqu'en 1977, tout en continuant d'enseigner, il produit des fimls pour FR3, mais Ă  la suite d'une production un peu trop engagĂ©e Lhomme Ă  la voiture rouge Ce fut d'abord un roman, mais surtout un feuilleton qui passait au tout dĂ©but des annĂ©es 60 sur les ondes de je ne sais plus quelle station de radio. L'Ă©motion sonore, une magie que l'image TV a YKJzLXr. Sa carrosserie rouge zĂ©brĂ©e de blanc a bercĂ© les dimanches aprĂšs-midi de nombreux d'entre nous l'une des 6 Ford Gran Torino de la sĂ©rie Starsky et Hutch fait dĂ©sormais partie de la collection du MusĂ©e automobile de Laon 02. Un vĂ©hicule mythique dĂ©dicacĂ© par les acteurs du feuilleton. C'est par l'intermĂ©diaire d'un membre de l'association propriĂ©taire du MusĂ©e automobile de Laon 02 qui connaissait quelqu'un qui connaissait quelqu'un qui...Bref, c'est dans le monde assez fermĂ© des collectionneurs de voitures anciennes, que l'association est allĂ©e chercher la myhtique Zebra 3, la Ford Gran Torino rouge et blanche. Il s'agit prĂ©cisĂ©ment d'une Gran Torino de 1975, 5 litres, moteur V8 de 300 chevaux ! Elle pĂšse 2 tonnes ! AuthentifiĂ©e officiellement par des experts amĂ©ricains, elle fait partie des 6 voitures qui ont tournĂ© dans la sĂ©rie entre 1972 et 1976. Elle est mĂȘme dĂ©dicacĂ©e par les acteurs principaux de la sĂ©rie. Elle a Ă©tĂ© fabriquĂ©e Ă  Chicago comme les 5 autres alors que les exemplaires spĂ©ciaux sortis par Ford ont Ă©tĂ© fabriquĂ©s Ă  Atlanta. durĂ©e de la vidĂ©o 01 min 43 La voiture de Starsky et Hutch au musĂ©e de l'automobile de Laon 02 ‱ ©Images Facebook MusĂ©e Automobile de Laon et D Elle trĂŽne depuis juin dernier au milieu des 125 autres vĂ©hicules du musĂ©e comme la Mercedes 200E de Jean Amadou ou encore 2 des voitures de Tintin et Milou la Ford Tonus 12M de 1952 et l'Opel Rekord Olympia de 1953... Elle sort quand mĂȘme pour des expositions. Elle sera ainsi visible prochainement au salon de l'automobile ancienne de Reims. Le MusĂ©e de l'automobile de Laon 02 est ouvert tous les jours de 10h Ă  12h et de 14h Ă  18h sauf le lundi. Au volant de sa voiture rouge, Steph Berrier, le champion de tennis, va d’une capitale Ă  l’autre, disputer des matches internationaux et, au passage, tombe dans d’étranges aventures. Il semble avoir le talent de se fourrer toujours dans les coups les plus durs, dans les intrigues les plus inextricables. Pourtant, il ne se doutait pas, en prenant ce jour-lĂ  l’autoroute de l’ouest pour aller rendre visite Ă  ses amis Tony, Maryse et Didier — Ă  la station service de Suresnes — qu’il deviendrait, quelques minutes plus tard, le principal acteur du mystĂšre des cadrans radioactifs de BX 13 ! Cette dangereuse affaire, qui dĂ©marre comme une course contre la montre, il la mĂšnera au volant de Ruby, roulant de jour et de nuit Ă  la poursuite des deux BrĂ©siliens, du Havre Ă  Avignon, d’Avignon Ă  Paris. Mais, malgrĂ© sa tĂ©nacitĂ©, parviendra-t-il Ă  triompher sans l’aide de Tony, les encouragements de Maryse, et les Ă©tonnantes astuces du petit Didier ?Au volant de sa voiture rouge, Steph Berrier, le champion de tennis, va d’une capitale Ă  l’autre, disputer des matches internationaux et, au passage, tombe dans d’étranges aventures. Il semble avoir le talent de se fourrer toujours dans les coups les plus durs, dans les intrigues les plus inextricables. Pourtant, il ne se doutait pas, en prenant ce jour-lĂ  l’autoroute de l’ouest pour aller rendre visite Ă  ses amis Tony, Maryse et Didier — Ă  la station service de Suresnes — qu’il deviendrait, quelques minutes plus tard, le principal acteur du mystĂšre des cadrans radioactifs de BX 13 ! Cette dangereuse affaire, qui dĂ©marre comme une course contre la montre, il la mĂšnera au volant de Ruby, roulant de jour et de nuit Ă  la poursuite des deux BrĂ©siliens, du Havre Ă  Avignon, d’Avignon Ă  Paris. Mais, malgrĂ© sa tĂ©nacitĂ©, parviendra-t-il Ă  triompher sans l’aide de Tony, les encouragements de Maryse, et les Ă©tonnantes astuces du petit Didier ? Le retour du radio-feuilleton Ă  la radio de Radio - Radio Le retour du radio-feuilleton Ă  la radio de Radio-Canada AU TOUR DE NANA Le mardi 17 septembre 2002 – La PremiĂšre ChaĂźne radio de Radio-Canada remet l’univers du radio-feuilleton au goĂ»t du jour avec Au tour de Nana, une crĂ©ation radiophonique originale adaptĂ©e par Gilbert Lepage d’aprĂšs l’Ɠuvre de Michel Tremblay. InspirĂ© des piĂšces et des romans oĂč il est question de Nana, Gilbert Lepage a concoctĂ© 50 Ă©pisodes sur Nana et son univers, racontĂ©s par le fils cadet, Jean-Marc. Nana, interprĂ©tĂ©e par la comĂ©dienne Rita Lafontaine, c’est la mĂšre quĂ©bĂ©coise, comme nous la dĂ©crit Gilbert Lepage Un personnage qu’on aime et qu’on reconnaĂźt, c’est LA mĂšre quĂ©bĂ©coise celle qui sait, celle qui comprend, celle qui rĂȘve, celle qui est drĂŽle. » Figure principale du radio-feuilleton, Nana est entourĂ©e d’une trentaine de personnages, tous plus colorĂ©s les uns que les autres. L’univers radiophonique le permettant, on y retrouve outre les sons du tramway qui traverse le Plateau MontRoyal et les portes d’entrĂ©e ou de cuisine qui claquent, les thĂšmes musicaux des vieilles Ă©missions Ă©coutĂ©es par les personnages et de larges extraits des chansons de Luis Mariano! La construction des Ă©pisodes, qui respecte en tous points l’écriture propre Ă  l’Ɠuvre de Michel Tremblay, offre une succession d’histoires et d’anecdotes indĂ©pendantes les unes des autres, mais toujours captivantes, qui nous laissent avec le goĂ»t d’y revenir le lendemain ». Le radio-feuilleton occupe une place unique dans l’imaginaire collectif des QuĂ©bĂ©cois. Qui n’a pas entendu parler, sinon Ă©coutĂ©, les grandes sĂ©ries de notre radio Un homme et son pĂ©chĂ© ou La famille Plouffe, en passant par Jeunesse dorĂ©e ou Yvan l’intrĂ©pide
 GrĂące Ă  l’Ɠuvre de Gilbert Lepage et de Michel Tremblay, la radio de Radio-Canada est heureuse d’offrir Ă  nouveau Ă  ses auditeurs l’univers colorĂ© et fascinant du radio-feuilleton. Au tour de Nana, du lundi au vendredi Ă  11 h 20, Ă  partir du 23 septembre. – 30 – Renseignements StĂ©phanie Lincourt Chef, Communications de la radio Radio-Canada TĂ©l. 514 597-5873 
2 AU TOUR DE NANA DISTRIBUTION NANA , JEAN-MARC enfant, JEAN-MARC adolescent, JEAN-MARC jeune homme, JEAN-MARC adulte, GABRIEL, VICTOIRE, ALBERTINE, ÉDOUARD, MARCEL, LE CHAT DUPLESSIS, THÉRÈSE adolescente, RICHARD adolescent, LISE ALLARD, MADAME ALLARD, MON ONCLE BÉBÉ, MADAME PARADIS, MADAME ROULEAU, MONSIEUR GARIEPY, CHAUFFEUR DE TAXI, GUICHETIÈRE DE CINÉMA, RÉMI JODOIN, PHILIPPE jeune homme, RICHARD jeune homme, MADAME BASTIEN, RÉAL BASTIEN, GUICHETIÈRE DU THÉÂTRE, LE ROUQUIN, VIEILLE ANGLAISE, GUICHETIÈRE DU HER'S MAJESTY », CHRONIQUEUR CULTUREL, JACKIE, AMBULANCIER et INFIRMIER, Rita Lafontaine Samuel Robichaud Philippe Charbonneau Benoit Langlais Gilles Renaud Donald Pilon Monique Mercure AdĂšle Reinhardt Claude Gai Martin FrĂ©chette Pierre Lebeau Marie-Ève Gouin Francis William RhĂ©aume Kathleen Fortin Micheline Poitras Daniel BriĂšre Elsa Lessonini Sophie Caron Jean-Robert Bourdage Alexis Martin Guillermina Kerwin Maxime Fournier Olivier Aubin Patrice Dubois Micheline Poitras Laurence Arcouette Alexandrine Agostini Patrice BĂ©langer Élisabeth ChouvalidzĂ© Guillermina Kerwin Jacques Bertrand Gary Boudreault StĂ©phane F. Jacques PRODUCTION Auteur, ScĂ©nariste, RĂ©alisateurs, Preneurs de son, Post-production sonore et mixage, RĂ©alisateur-coordonnateur, Michel Tremblay Gilbert Lepage Marie-HĂ©lĂšne Copti et Jean Gagnon Serge Brideau et Yves ClĂ©roux RĂ©jeanne Leblanc Jean Gagnon Indicatif musical, La CathĂ©drale des cure-dents P. Comelade, Ă©tiquette Delabel, no 841 8026 ï»ż"La radio a le vent en poupe. Radio-citĂ© en 35 marquera le dĂ©but de la radio moderne. DĂšs 36, "Le crochet tĂ©lĂ©phonique", "Le music-Hall des jeunes" ou "Le micro de la redoute" lanceront la mĂŽme Piaf, AndrĂ© Claveau, Trenet... L'annĂ©e suivante Radio 37 proposera "Le bar des vedettes". Mamie a huit ans quand elle tombe nez Ă  nez sur un reportage de Georges Briquet, Ă©merveillĂ©e, elle "voit" Louison Bobet s’échapper en solitaire dans l’Izoard. Et ces sons restent gravĂ©s comme s’il s’agissait d’ tard, le Radiola familial en BakĂ©lite lui a imprimĂ© des airs indĂ©fectibles des annĂ©es 40 qui venaient de se terminer "C’est une fleur de Paris", "Dans les plaines du Far West", "On boit l’cafĂ© au lait, au lit", des refrains qui commencent Ă  danser dans sa la foulĂ©e, elle a entendu que "de gaulle s’en allait", puis que "Gandhi avait Ă©tĂ© assassinĂ©". Comment oublier les photographies de ses obsĂšques dans France Illustration avec son corps recouvert de fleurs qu’on installait sur le nuit de septembre 1948 est son souvenir radiophonique le plus intense de ces annĂ©es-lĂ  son pĂšre avait mis le rĂ©veil - une fois n'est pas coutume - Ă  4 heures du matin pour Ă©couter la radio. Il avait fait du cafĂ© aprĂšs l’avoir moulu et sorti la poudre de son tiroir pour la mettre dans la cafetiĂšre. Pour lui et pour les voisins aussi. Comment les enfants auraient-ils pu dormir ? On leur avait dit qu’on allait entendre une voix venue d’AmĂ©rique et que cette voix allait raconter un grand match de boxe avec notre hĂ©ros, Marcel Cerdan, qui voulait devenir champion du monde. Dans la France entiĂšre, des millions de personnes s’étaient rĂ©veillĂ©es Ă  la mĂȘme heure pour Ă©couter la retransmission. Tout le monde avait pris soin de rĂ©gler le curseur du poste sur la bonne frĂ©quence. On entendait alors la voix de Pierre Crenesse et un brouhaha insensĂ©. Du dĂ©lire ! Et lorsque le pĂšre et les voisins bondirent de joie, Mamie comprit que ça y Ă©tait, Cerdan Ă©tait champion du an plus tard, les voix du poste avaient des intonations funĂšbres Marcel cerdan Ă©tait tuĂ© dans le crash, aux Açores, du Super Constellation d’Air France qui le conduisait aux Etats-Unis oĂč l’attendait Edith Piaf, dont le dĂ©chirant et prĂ©monitoire "Hymne Ă  l’amour" allait concurrencer sur les ondes le "Petit Papa NoĂȘl" de Tino 1950, on compte en France 6 millions de rĂ©cepteurs. Ni plus, ni moins. Du petit en BakĂ©lite au monumental en Ă©bĂ©nisterie, il y en a pour tous les goĂ»ts. Le choix n’est pas facile tant les marques sont nombreuses et foisonnent dans les pages de publicitĂ© des magazines. "Le monde entier chez vous avec RĂ©gal", "Skymaster, champion des postes portatifs avec ses huit lampes miniatures amĂ©ricaines", "Une invention française qui fait le tour du monde Mega" ; "Pour moi toute seule, j’utilise mon Philips Ă  ma guise. Un petit poste Ă©lĂ©gant et coquet assorti Ă  la couleur de ma chambre" ; "Mes parents ont leur poste. Moi, j’ai ma Radiolinette Radiola" ; "Entendre tous les reportages avec Schneider" ; "L’AmĂ©rique surclassĂ©e Brand Spread, le poste des cinq continents. 300 stations reçues avec la prĂ©cision du radar" ; "Le poste de l’an 2000 le Glob tester universel. Les cinq continents dans une valise". Et d'autres, tant d' la tĂ©lĂ© fait son apparition Mamie n'en a cure, elle continue de vivre un certain temps au rythme de la radio, de ses rendez-vous. A peine rĂ©veillĂ©e, Mamie saisit des bribes de phrases, des mots, des noms CorĂ©e, 38e parallĂšle, Truman, bombe H, Laurent Dauthuille, cortisone, ennemi public n°1, Ionesco, marquis de Cuevas... AprĂšs, heureusement, il y a des chansons. La "Cabane au Canada" passe en boucle. Si on ne la connaĂźt pas par coeur, c’est qu’on est sourd !Des annĂ©es plus tard quand les annĂ©es 50 prendront fin avec la catastrophe du barrage de Malpasset Ă  ma Mamie se souviendra des Ă©motions, des rires, des enthousiasmes, de cette ambiance de veillĂ©e autour du poste. Un souvenir ineffable. Comment oublier Carmen et La Hurlette, les deux clochards de "Sur le banc" qui Ă©voquent l’actualitĂ© et les potins qui finissent leur conversation par la question "Qu’est-ce qu’on mange ?"Le dimanche chez sa grand-mĂšre, Ă  l'heure du dĂ©jeuner, avant d'attaquer le lapin aux olives ou les gnocchis Ă  la sauce aux noix -, la famille Ă©coute le "Grenier de Montmartre". Ah ce grenier et ses chenapans, des chansonniers Edmond Meunier, AndrĂ© Rochel, Maurice Horgues, Robert Rocca, Françoise Dorin... Les commentaires fusent "Qu’est-ce qui leur mettent, aux ministres, aux dĂ©putĂ©s et au percepteur !" Et Ă  la fin, rituellement, et en chanson s'il vous plaĂźt, le sempiternel... "Pour informer le monde avec la voix des ondes, il y a, il y a, il y a les chansonniers. Au revoiiir, au revoiiir, notre Ă©mission est terminĂ©e et nous fermons notre Grenier..."Le mercredi soir, place au "Club des chansonniers" sponsorisĂ© par une marque d’apĂ©ritif "Avec Martini, Martini, Martini, le monde entier chante et sourit...". Et que dire de la famille Duraton, l'Ă©mission prĂ©fĂ©rĂ©e de ma Mamie...La famille Duraton... De 19 h 45 Ă  19 h 55, les discussions cessent autour de la table familiale, couteaux et fourchettes sont condamnĂ©s au silence pour cette grande messe radiophonique suivie par la France entiĂšre. On entendrait une mouche voler. Ded Rysel est le pĂšre Duraton, Jean-Jacques Vital, le fils, Jacqueline Cartier, sa femme. Leur fille Lisette est fiancĂ©e Ă  Paul, le voisin de palier, jouĂ© par Jean Carmet. Et tout ce petit monde fait ce que ce que fait une majoritĂ© de Français "moyens" ils parlent de tout et de rien, des choses de la vie quotidienne et des Ă©vĂšnements. RĂąlant comme il se doit contre les dĂ©putĂ©s et le fisc. C’est comme si chaque Français s’écoutait lui-mĂȘme ou Ă©coutait sa femme, ses se souvient aussi de "La coupe interscolaire", grand jeu de questions arbitrĂ© par "Monsieur Champagne" et de ces rengaines selon les rĂ©ponses "Merci, merci, Monsieur Champagne, vous nous avez bien renseignĂ©s" ou "ZĂ©ro, zĂ©ro, Monsieur Champagne, vous nous avez mal renseignĂ©s."Et Jean Nohain, dit "Jaboune" sa "Reine d’un jour", oĂč les annonceurs dotent richement une auditrice choisie pour ses malheurs. Sa gentillesse fait passer les gaffes de ce tĂȘte en l'air "La plus jeune de mes filles est enceinte, sans savoir de qui ?" - Mais alors vous allez ĂȘtre grand-mĂšre. Vous ĂȘtes contente ?"Et Radio-Circus patronnĂ© par L’OrĂ©al avec ses trois Ă©missions vedettes le "Crochet radiophonique" et le gong qui a l’insistance du public, interrompt et condamne le chanteur amateur qui lui dĂ©plaĂźt ; "Emportez-le avec vous" un candidat, les yeux bandĂ©s, doit trouver le nom d’un objet placĂ© devant lui ; "Quitte ou double" enfin prĂ©sentĂ© par Zappy Max. Et la porte qui couine dans la musique gĂ©niale trouvaille d’AndrĂ© Poo du gĂ©nĂ©rique des "MaĂźtres du mystĂšre", dont les histoires au suspense remarquablement entretenu font frissonner chaque mardi soir, de prĂ©fĂ©rence dans le lit, lumiĂšre Ă©teinte et Ă  l’abri des couvertures. Et Mireille et son petit conservatoire de la chanson qui repĂšre avec un flair inouĂŻ les talents prometteurs. Mamie se souvient aussi de "La minute du bon sens" de Saint-Granier juste avant le journal parlĂ© du Poste parisien. Et de Libres propos de Georges Delamare dans les "actualitĂ©s de midi", chronique quotidienne des prĂ©occupations - grandes et petites - des Français les bourreaux d’enfants, l’alcoolisme, le franc, la paperasse administrative, la voiture...Et GeneviĂšve Tabouis et ses "DerniĂšres nouvelles du matin" annoncĂ©es sur le ton de ne-le-dites-Ă -personne. Il y a Ă  boire et Ă  manger dans ses "rĂ©vĂ©lations", mais on pardonne beaucoup Ă  une femme qui a Ă©tĂ© surnommĂ©e "Tante Mensonge" par Hitler... Et "Ecoute, Ă©coute" de Roger Nicolas, du "Canard Ă©tait toujours vivant" de Robert Lamoureux, de "Qui c’est ? C’est l’plombier" de Fernand Raynaud, des bĂ©gaiements de Darry Cowl, du car pour Caen de Raymond Devos. Les loufoques sont enfin de retour pour le plaisir de ma Mamie et des nostalgiques de L’Os a moelle qui se pressent chaque soir afin de vĂ©rifier la rĂ©alitĂ© du slogan imprimĂ© en bas de l’affiche "On pleure de rire de 21 h 17 Ă  23 h 58." Il n’est pas homme Ă  avoir des regrets ; il est et demeure avant tout un crĂ©ateur comme l’affirmera Roger Pierre alors jeune auteur d’une Ă©mission de Radio-Luxembourg parrainĂ©e par la brillantine c’est reparti pour un tour "Parti d’en rire... Parti d’en rire... C’est le parti de tous ceux qui n’ont pas pris de parti..." Il lance ensuite Chronique de la dĂ©lation "Si vous ne prenez pas contact avec nous, on dira pourquoi vous vous promenez dans une DS noire avec deux gardes du corps, on dira..."NaĂźtra aussi radar Moustache. Le titre a Ă©tĂ© inspirĂ© par un hebdomadaire spĂ©cialisĂ© dans les faits divers et les affaires Ă  scandales, dont le slogan est cĂ©lĂšbre "Radar Ă©tait lĂ ."Sur Radio-Luxembourg, c’est le temps de l’AcadĂ©mie joyeuse, Cent francs par seconde, Central 21-53, sans oublier Quitte ou double de Zappy dans la nuit du 21 novembre au 18 juillet dde la mĂȘme annĂ©e que les frĂšres Fauderche ont jetĂ© les bases de cette gĂ©niale invention Le Schmilblick. Furax Le succĂšs dĂ©passe tous les espoirs des responsables d’Europe 1. Le feuilleton est programmĂ© sept jours sur sept, le dimanche Ă©tant consacrĂ© au rĂ©sumĂ© des pĂ©ripĂ©ties de la semaine. Pierre et Francis sont dĂ©sormais les vedettes de la station au mĂȘme titre que les meneurs de jeu, Pierre Bellemare, Maurice Gardett et Maurice Radio-Luxembourg, les feuilletons comme ça va bouillir avec zappy Max, 42, rue courte, Tancarville et L’homme Ă  la voiture rouge ont du succĂšs, mais Furax bat tous les records de popularitĂ©. Peu aprĂšs 13 heures, la France entiĂšre s’arrĂȘte pour Ă©couter ses fabuleux exploits. La consĂ©cration absolue se produit un jour de janvier 1957, quand Guy Mollet, alors prĂ©sident du conseil, interrompt un dĂ©bat de l’AssemblĂ©e nationale en annonçant au micro "Messieurs les dĂ©putĂ©s ; continuez sans moi. Je vous quitte, je vais Ă©couter Furax..."La formule du gĂ©nĂ©rique va entrer dans l’histoire "SignĂ© Furax !" Dans les annĂ©es 60, sur les ondes de Radio Luxembourg », l’homme Ă  la voiture rouge » passionnait les auditeurs. Mon oncle Bernard, pour moi, c’était l’homme Ă  la voiture rouge ». Au volant de son Ondine toute neuve, je l’imaginais un peu aventurier, c'Ă©tait pour moi le symbole de la libertĂ© et de la modernitĂ©. En ce temps-lĂ , il m'appelait "Souriceau", et de tous les surnoms qu'on m'a donnĂ©s, c'est le seul qui me plaisait ! Il parlait peu, mais il observait beaucoup, et Ă©coutait, toujours. Un regard, un clin d'oeil, on Ă©tait sur la mĂȘme longueur d'ondes, on se comprenait... Des annĂ©es auparavant, Ă  la fin des annĂ©es 20, Bernard Ă©tait nĂ© Ă  Troyes comme son frĂšre Georges et ses sƓurs Sylviane et Gilberte. Le sort a voulu que tous les 4 soient orphelins de mĂšre trĂšs tĂŽt, la science ne savait pas, Ă  l’époque, soigner la tuberculose. Les enfants furent sĂ©parĂ©s, les deux garçons confiĂ©s Ă  l’orphelinat Audiffred, Ă  Troyes, les deux filles, Ă  peine quelques centaines de mĂštres plus loin, Ă  l’orphelinat Saint-Martin-es-Aire. Ils se retrouvaient de loin en loin, Ă  de rares occasions, ne voyaient leur pĂšre cheminot que trop rarement. Sur ces photos de colonie de vacances publiĂ©es bien des annĂ©es plus tard par l'Est Eclair, on ne rigolait pas avec la mixitĂ© ; pourtant en vacances sur la mĂȘme plage, frĂšres et soeurs Ă©taient sĂ©parĂ©s ma tante Sylviane, sur la photo du haut,est assise, recroquevillĂ©e, jambes croisĂ©es en cinquiĂšme position. Ma mĂšre, trop jeune, n'y figure pas. Mes deux oncles sont comme les autres vĂȘtus de maillots trĂšs seyants Bernard, trĂšs blond, est au deuxiĂšme rang devant le garçon qui croise les bras. On devine son frĂšre Georges debout dans l'ombre, le troisiĂšme en partant de la droite. L’orphelinat Audiffred fut pour les deux garçons, Georges et Bernard, le théùtre permanent de leur rivalitĂ© fraternelle enthousiaste. TrĂšs sportifs tous les deux, c’était Ă  celui qui grimperait le plus haut dans les sapins du parc, prenant tous les risques, terminant leur escalade par quelques saltos arriĂšre, sous le nez des surveillants, prĂȘts Ă  subir les remontrances et les punitions, jusqu’à la prochaine provocation ! Si les frĂšres et les sƓurs se voyaient peu, leur attachement ne s’est jamais dĂ©menti. Les jeunes adultes qu’ils furent bientĂŽt se sont toujours retrouvĂ©s avec plaisir. Bernard Ă  ce moment-lĂ  travaillait dans les fermes, autour de Troyes, puis dans l’Yonne Courgenay, Cerisiers, sont des villages qui ont ensuite laissĂ© des traces indĂ©lĂ©biles dans nos familles.... le nom de ce blog en tĂ©moigne - ! Comme mon oncle Jean dont je vous ai parlĂ© ici, comme son frĂšre Georges, Bernard faisait partie de cette gĂ©nĂ©ration d’hommes aux mains d’or, ces ouvriers de l’excellence qui avaient pour diplĂŽme leur amour du travail bien fait, leur extrĂȘme habiletĂ©, et leur grande exigence personnelle. Lors d’un voyage de retour de Troyes vers Beton, je lui avais demandĂ© de me montrer les chĂąteaux d’eau sur lesquels il avait travaillé  Il les a tous nommĂ©s, ceux qu’on apercevait au loin sur la colline, ceux qui Ă©taient derriĂšre un vallon ou dans le village, derriĂšre l’église, racontant les anecdotes qui lui Ă©taient restĂ©es en mĂ©moire. Et regardez bien, celui qui nous salue du haut du clocher, celui qui est au bord de la nacelle, c'est Bernard trĂšs certainement ! Le travail est restĂ© la grande affaire de sa vie jusqu’à la fin, puisque dans sa chambre d’hĂŽpital, il donnait des ordres pour qu’on refasse ce pan de mur qui n’était pas d’équerre, ou les finitions de maçonnerie qui n’étaient pas Ă  son goĂ»t
 Et il voulait qu’on lui apporte ses outils
 L’un des chantiers de construction l’amena un jour en Seine-et-Marne, et tout naturellement, il demanda Ă  prendre pension dans l’hĂŽtel de ce petit bourg
 C’était Beton Bazoches, et c’était l’HĂŽtel du ProgrĂšs. Une autre histoire commença, une histoire de tendresse, une famille recomposĂ©e Ă  l'heure oĂč cette expression n'existait pas. Une histoire qui fit que Bernard, qui n'avait pas d'enfants, eut pourtant une petite-fille. Une histoire qui fit que tous dans le village connaissaient Bernard, et tous l'apprĂ©ciaient. Pas plus que ses soeurs et son frĂšre, il n'avait l'habitude de parler de son enfance. Il fut sans doute Ă©tonnĂ© de me voir plonger dans ces recherches gĂ©nĂ©alogiques qui m'amenĂšrent aussi bien Ă  trouver le dossier de placement de son pĂšre abandonnĂ© Ă  Langres, qu'Ă  retrouver la mĂšre de celui-ci et toute une lignĂ©e... jusqu'au XVIIe siĂšcle ! On voit ici l'intĂ©rĂȘt que portaient les anciens Ă  mes recherches - Et c'est ainsi qu'un jour, il sortit d'un tiroir une toute petite montre d'argent, qu'il me confia c'Ă©tait la montre de sa mĂšre, morte si jeune. Un objet d'une valeur inestimable, parce qu'il ne reste que deux choses ayant appartenu Ă  ma grand-mĂšre, qui est Ă  jamais une jeune femme, une jeune mĂšre que ses enfants ont Ă  peine connue une paire de boucles d'oreilles dites "dormeuses", et cette montre d'argent. Et ces deux tĂ©moins sont chez moi dĂ©sormais. J'ai eu conscience ce jour-lĂ  d'ĂȘtre celle Ă  qui on transmet. Qui, Ă  son tour, un jour, devra transmettre. La montre s'est arrĂȘtĂ©e pour Bernard il y a quelques jours, "le plus gentil des hommes" comme l'a dit sa petite fille ValĂ©rie.

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