Psaume97 - Le Seigneur a fait connaĂźtre sa victoire (28e dim. ordinaire â C) (1'46) ref. 34243 - Audio MP3 extrait de Michel Wackenheim âą Psaumes pour les dimanches et fĂȘtes, AnnĂ©e C (ADF) InterprĂ©tĂ© par l'ensemble vocal Hilarium et Michel Duvet. MP3 0,99 ⏠Psaume 97 - Le Seigneur a fait connaĂźtre sa victoire (28e dim. ordinaire â C) (1'46) ref. 35603 -
Chantezau Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles; par son bras trÚs saint, par sa main puissante, il s'est assuré la victoire. Le Seigneur a fait connaßtre sa victoire. et révélé sa justice aux nations; il s'est rappelé sa fidélité, son amour, en faveur de la maison d'Israël. La terre tout entiÚre a vu.
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Psaume97 "le seigneur a fait connaĂźtre sa victoire" (28e dimanche du temps ordinaire, annĂ©e C) Psaumes pour les dimanches et fĂȘtes, annĂ©e C. Premium. 0,98 ⏠Psaume 97 "le seigneur a fait connaĂźtre sa victoire" (6e dimanche de pĂąques, annĂ©e B) Psaumes pour les dimanches et fĂȘtes, annĂ©e B. Premium. 0,98 âŹ
LeSeigneur a fait connaßtre sa victoire Et révélé sa justice aux nations ; Il s'est rappelé sa fidélité, son amour, En faveur de la maison d'Israël. 3. La terre tout entiÚre a vu La victoire de notre Dieu. Acclamez le Seigneur, terre entiÚre, Sonnez, chantez, jouez. 4. Jouez pour le Seigneur sur la cithare, Sur la cithare et tous les instruments ; A son de la trompette et du
Lapartition, les enregistrements et les paroles du chant PSAUME 97 - LE SEIGNEUR A FAIT CONNAITRE SA VICTOIRE - GROSLAMBERT du compositeur GROSLAMBERT et de lâauteur AELF. Apprenez facilement sur Celebratio !
VcHDosQ. 19 dĂ©cembre 2016 1 19 /12 /dĂ©cembre /2016 2322 Ces commentaires, trouvĂ©s sur le site "Ăglise catholique en France", permettent Ă toute personne de bonne volontĂ©, chrĂ©tienne ou non, de mieux comprendre la Bible, le livre le plus diffusĂ© au monde, endonnant des explications historiques ;donnant le sens passĂ© de certains mots ou expressions dont la signification a parfois changĂ© depuis ou peut ĂȘtre mal comprise aujourd'hui, "racheter", "nations", "conversion" ; je consacre une double page de mon blog Ă recenser tous ces mots ou expressions ;dĂ©codant le langage imagĂ© utilisĂ© par l'auteur. Attention le texte Ă©crit peut diffĂ©rer des versions audio Radio-Notre-Dame et vidĂ©o KTO TV qui ont Ă©tĂ© modifiĂ©es par Marie-NoĂ«lle Thabut, parfois pour les amĂ©liorer, parfois pour s'adapter aux formats imposĂ©s par ces chaĂźnes de radio ou de tĂ©lĂ©vision. Dans cette hypothĂšse, nous mettons en italiques les passages supprimĂ©s pour ces souhaite arriver Ă mettre ici, chaque dimanche, les commentaires de Marie-NoĂ«lle Thabut. Ma seule contribution consiste Ă surligner les passages que je trouve les plus enrichissants et Ă Ă©crire en rouge ceux qui parlent d'un thĂšme qui m'est cher la libertĂ© trois autres pages de mon blog sont consacrĂ©es Ă ces passages des Ăvangiles, du reste du Nouveau Testament ou de l'Ancien Testament qui parlent de la libertĂ©. D'aprĂšs Marie-NoĂ«lle Thabut, "... si nous ne trouvons pas dans les textes une parole libĂ©rante,c'est que nous ne les avons pas compris."Version audio, trouvĂ©e sur le site de Radio-Notre-Dame disponible seulement Ă compter du 24 dĂ©cembre 2016.En bas de page, vous avez dĂ©sormais les versions vidĂ©o des commentaires, trouvĂ©es sur KTO TV. PREMIĂRE LECTURE - Livre du prophĂšte IsaĂŻe 52, 7-107 Comme ils sont beaux sur les montagnes, les pas du messager, celui qui annonce la paix, qui porte la bonne nouvelle, qui annonce le salut, et vient dire Ă Sion Il rĂšgne, ton Dieu ! »8 Ăcoutez la voix des guetteurs ils Ă©lĂšvent la voix, tous ensemble ils crient de joie car, de leurs propres yeux, ils voient le SEIGNEUR qui revient Ă Ăclatez en cris de joie, vous, ruines de JĂ©rusalem, car le SEIGNEUR console son peuple, il rachĂšte JĂ©rusalem !10 Le SEIGNEUR a montrĂ© la saintetĂ© de son bras aux yeux de toutes les nations. Tous les lointains de la terre ont vu le salut de notre ĂclaÂtez en cris de joie, ruiÂnes de JĂ©ÂruÂsaÂlem ! » L'expression ruiÂnes de JĂ©ÂruÂsaÂlem » nous permet de situer trĂšs prĂ©cisĂ©ment ce texte dâIsaĂŻe JĂ©rusalem a Ă©tĂ© dĂ©vastĂ©e par les troupes de NaÂbuÂchoÂdoÂnoÂsor en 587 av. Elles ont commis les horreurs que commettaient toutes les armĂ©es victorieuses Ă lâĂ©poque pillage, destructions, viols, profanations. Des agriculteurs ont Ă©tĂ© maintenus sur place pour nourrir les occupants ; et ce qui restait dâhommes et de femmes valides ont Ă©tĂ© emmenĂ©s en dĂ©portation Ă Babylone. Cet Exil devait durer cinquante ans, ce qui est considĂ©rable ; amplement le temps de se dĂ©courager, de croire quâon ne reverrait jamais le pays. Et voilĂ que le prophĂšte annonce le retour ; il a commencĂ© sa prĂ©dication par les mots Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu » Is 40, 1. Ici, il reprend exactement le mĂȘme mot, le SEIGNEUR console son peuple », pour dire que Dieu a dĂ©jĂ agi, le retour est pour trĂšs bientĂŽt. Et il voit dĂ©jĂ le messager qui ira annoncer la grande nouvelle Ă JĂ©rusalem et le guetteur qui, du haut des collines de JĂ©rusalem, verra revenir les colonnes de mesÂsaÂger Ă pied et un guetÂteur, voilĂ deux perÂsonÂnaÂges qu'on a bien du mal Ă se reÂprĂ©ÂsenÂter aujourd'hui ! En ce temps de tĂ©ÂlĂ©ÂcomÂmuÂniÂcaÂtions triÂomÂphanÂtes tĂ©ÂlĂ©ÂviÂsion, tĂ©ÂlĂ©ÂphoÂne porÂtaÂtif, fax... nous avons un efÂfort d'imagination Ă faiÂre !..Mais dans le monÂde anÂtiÂque, il n'y avait pas d'autre moyen qu'un couÂreur Ă pied pour anÂnonÂcer les nouÂvelÂles. On connaĂźt le faÂmeux exemÂple du couÂreur de MaÂraÂthon en 490 av. lorsque les AthĂ©niens ont remportĂ© la bataille de Marathon contre les Perses, un coureur sâest prĂ©cipitĂ© Ă AthĂšnes qui est Ă quarante-deux kilomĂštres de Marathon, pour annoncer la Bonne Nouvelle de la victoire. Il a couru dâun trait les quarante-deux kilomĂštres et a juste eu le temps de crier victoire avant de sâeffondrer. Câest de lĂ que vient notre expression courir le Marathon ».Ă lâĂ©poque, lorsque les messagers couraient porter les nouvelles, il y avait dans le mĂȘme temps des guetteurs postĂ©s sur les murailles des villes ou sur les collines alentour pour surveiller l'horizon. IsaĂŻe imagine le guetteur postĂ© sur le haut des remÂparts ou sur le mont des oliviers, peut-ĂȘtre, et qui voit dĂ©jĂ voler de colline en colline le mesÂsaÂger qui anÂnonÂce le retour au pays Comme ils sont beaux sur les montagnes, les pas du messager, celui qui annonce la paix, qui porte la bonne nouvelle, qui annonce le salut ». Non seulement le peuple est sauvĂ©, mais la ville elle-mĂȘme va lâĂȘtre, elle sera rebĂątie par ceux qui reviennent. Câest pour cela que les ruiÂnes de JĂ©rusalem sont invitĂ©es Ă Ă©claÂter en cris de lâĂ©poque on considĂ©rait que les dĂ©faites dâun peuple Ă©taient aussi celles de son Dieu. Mais voici que le peuple est dĂ©livrĂ©, son Dieu a fait preuve de sa puissance, il a montrĂ© la force de son bras » comme dit IsaĂŻe. Câest pour cela que le messager vient dire Ă la ville sainte Il est roi, ton Dieu ».Une fois de plus, Dieu a dĂ©livrĂ© son peuple comme il lâavait libĂ©rĂ© dâĂgypte, Ă main forÂte et Ă bras Ă©tenÂdu », comme disait le livre de lâExode Ex 15. Et, juste derriĂšre le messager, le guetteur voit dĂ©ÂjĂ le corÂtĂšÂge triÂomÂphal ; et du haut des remÂparts, que voit-il ? Qui est en tĂȘÂte du corÂtĂšÂge triÂomÂphal du reÂtour ? Le SeiÂgneur lui-mĂȘÂme ! Le SeiÂgneur reÂvient Ă Sion. Il marÂche au miÂlieu de son peuÂple et dĂ©sÂorÂmais, il seÂra de nouÂveau lĂ , Ă JĂ©ÂruÂsaÂlem, au miÂlieu de son peu dire cette action de Dieu, IsaĂŻe emploie un mot trĂšs fort, le mot racheter ». Dans le lanÂgaÂge biÂbliÂque, ce mot raÂcheÂter » siÂgniÂfie liÂbĂ©Ârer » vous connaisÂsez l'institution du Go'el » lorsqu'un IsÂraĂ©ÂliÂte a Ă©tĂ© obliÂgĂ© de se venÂdre comÂme esÂclaÂve ou de venÂdre sa maiÂson Ă son crĂ©anÂcier pour payer ses detÂtes, son plus proÂche paÂrent se prĂ©ÂsenÂteÂra au crĂ©anÂcier pour liÂbĂ©Ârer son paÂrent dĂ©ÂbiÂteur. On diÂra qu'il raÂchĂšÂte » son paÂrent, quâil le reÂvenÂdiÂque »... Bien sĂ»r le crĂ©ancier ne laissera pas partir son dĂ©biteur sâil nâest pas remboursĂ©, mais cet aspect financier nâest pas premier dans lâopĂ©ration. Ce qui est premier, câest la libĂ©ration du dĂ©biteur. IsaĂŻe a eu lâaudace dâappliquer ce mot de Goâel » Ă Dieu maniĂšre de dire Ă la fois quâil est le plus proÂche paÂrent de son peuple et quâIl le liÂbÚ phrase significative de ce texte et qui traduit une avancĂ©e trĂšs importante de la pensĂ©e juive pendant lâExil Ă Babylone câest Ă ce moment-lĂ quâIsÂraĂ«l a dĂ©couvert lâamour de Dieu pour toute lâhumanitĂ© et pas seulement pour son peuple. Il a compris que son Ă©lecÂtion » est une mission au service du saÂlut de touÂte l'humanitĂ©. Câest ce qui explique la phrase Le SEIGNEUR a monÂtrĂ© la saintetĂ© de son bras aux yeux de touÂtes les naÂtions. Tous les lointains de la terre ont vu le salut de notre Dieu. » câest-Ă -dire, bientĂŽt, elles reconnaĂźtront que Dieu est sauveur. En relisant ce texte Ă lâoccasion du la fĂȘte de NoĂ«l, Ă©videmment, cette prĂ©dication dâIsaĂŻe prend un sens nouveau ; plus que jamais, nous pouvons dire Le SEIGNEUR a monÂtrĂ© la saintetĂ© de son bras aux yeux de touÂtes les naÂtions. Tous les lointains de la terre ont vu le salut de notre Dieu. » Notre mission, dĂ©sormais, câest dâĂȘtre ces messagers qui annoncent la paix, ces mesÂsaÂgers de la bonÂne nouÂvelÂle, qui anÂnonÂcent le saÂlut, ceÂux qui viennent diÂre non seulement Ă la ciÂtĂ© sainÂte mais au monde entier Il est roi, ton Dieu » !-PSAUME 97 98 , 1-6 1 Chantez au SEIGNEUR un chant nouveau, car il a fait des merveilles ; par son bras trĂšs saint, par sa main puissante, il s'est assurĂ© la victoire. 2 Le SEIGNEUR a fait connaĂźtre sa victoire et rĂ©vĂ©lĂ© sa justice aux nations ; 3 il s'est rappelĂ© sa fidĂ©litĂ©, son amour, en faveur de la maison d'IsraĂ«l. La terre tout entiĂšre a vu la victoire de notre Dieu. 4 Acclamez le SEIGNEUR, terre entiĂšre. sonÂnez, chanÂtez, jouez ! 5 Jouez pour le SEIGNEUR sur la ciÂthaÂre, sur la ciÂthaÂre et tous les inÂstruÂments ; 6 au son de la tromÂpetÂte et du cor 1, acÂclaÂmez voÂtre roi, le SEIGNEUR !- La terre tout entiĂšre a vu la victoire de notre Dieu » câest le peuple dâIsraĂ«l qui parle ici et qui dit notre » Dieu, affichant ainsi la relation tout-Ă -fait privilĂ©giĂ©e qui existe entre ce petit peuple et le Dieu de lâunivers ; mais IsraĂ«l a peu Ă peu compris que sa mission dans le monde est prĂ©cisĂ©ment de ne pas garder jalousement pour lui cette relation privilĂ©giĂ©e mais dâannoncer lâamour de Dieu pour tous les hommes, afin dâintĂ©grer peu Ă peu lâhumanitĂ© tout entiĂšre dans lâ psaume dit trĂšs bien ce que lâon pourrait appeler les deux amours de Dieu » son amour pour son peuple choisi, Ă©lu, IsraĂ«l... ET son amour pour lâhumanitĂ© tout entiĂšre, ce que le psalmiste appelle les nations » ... Relisons le verset 2 Le SEIGNEUR a fait connaĂźtre sa victoire et rĂ©vĂ©lĂ© sa justice aux nations » les nations », ce sont tous les autres, les paĂŻens, ceux qui ne font pas partie du peuple Ă©lu. Mais vient aussitĂŽt le verset 3 Il sâest rappelĂ© sa fidĂ©litĂ©, son amour, en faveur de la maison dâIsraĂ«l », ce qui est lâexpression consacrĂ©e pour rappeler ce quâon appelle lâĂ©lection dâIsraĂ«l ». DerriĂšre cette toute petite phrase, il faut deviner tout le poids dâhistoire, tout le poids du passĂ© les simples mots sa fidĂ©litĂ© », son amour » sont le rappel vibrant de lâAlliance câest par ces mots-lĂ que, dans le dĂ©sert, Dieu sâest fait connaĂźtre au peuple quâil a choisi. Dieu dâamour et de fidĂ©litĂ© ». Cette phrase veut dire oui, IsraĂ«l est bien le peuple choisi, le peuple Ă©lu ; mais la phrase dâavant, et ce nâest peut-ĂȘtre pas un hasard si elle est placĂ©e avant, cette phrase qui parle des nations, rappelle bien que si IsraĂ«l est choisi, ce nâest pas pour en jouir Ă©goĂŻstement, pour se considĂ©rer comme fils unique, mais pour se comporter en frĂšre aĂźnĂ©. Comme disait AndrĂ© Chouraqui, le peuple de lâAlliance est destinĂ© devenir lâinstrument de lâAlliance des peuples ». Un des grands acquis de la Bible, câest que Dieu aime toute lâhumanitĂ©, et pas seulement IsraĂ«l. Dans ce psaume, cette certitude marque la composition mĂȘme du texte ; si on regarde dâun peu plus prĂšs la construction de ces quelques versets, on remarque la disposition en inclusion » de ces deux versets 2 et 3 lâinclusion est un procĂ©dĂ© de style quâon trouve souvent dans la Bible. Une inclusion, câest un peu comme un encadrĂ©, dans un journal ou dans une revue ; bien Ă©videmment le but est de mettre en valeur le texte Ă©crit dans le cadre. Dans une inclusion, câest la mĂȘme chose le texte central est mis en valeur, encadrĂ© » par deux phrases identiques, une avant, lâautre aprĂšs... Ici, la phrase centrale, qui parle dâIsraĂ«l, est encadrĂ©e par deux phrases synonymes qui parlent des nations Le SEIGNEUR a fait connaĂźtre sa victoire et rĂ©vĂ©lĂ© sa justice aux nations », voilĂ la premiĂšre phrase donc, sur les nations ... la deuxiĂšme phrase, elle, concerne IsraĂ«l il sâest rappelĂ© sa fidĂ©litĂ©, son amour en faveur de la maison dâIsraĂ«l »... et voici la troisiĂšme phrase la terre tout entiĂšre a vu la victoire de notre Dieu ». Le mot nations » ne figure pas ici, mais il est remplacĂ© par lâexpression la terre tout entiĂšre ». La phrase centrale sur ce quâon appelle lâĂ©lection dâIsraĂ«l » est donc encadrĂ©e par deux phrases sur lâhumanitĂ© tout entiĂšre. LâĂ©lection dâIsraĂ«l est centrale mais on nâoublie pas quâelle doit rayonner sur lâhumanitĂ© tout entiĂšre et cette construction le manifeste bien. Et quand le peuple dâIsraĂ«l, au cours de la fĂȘte des Tentes Ă JĂ©rusalem, acclame Dieu comme roi, ce peuple sait bien quâil le fait dĂ©jĂ au nom de lâhumanitĂ© tout entiĂšre ; en chantant cela, on imagine dĂ©jĂ parce quâon sait quâil viendra le jour oĂč Dieu sera vraiment le roi de toute la terre, câest-Ă -dire reconnu par toute la terre. La premiĂšre dimension de ce psaume, trĂšs importante, câest donc lâinsistance sur ce les deux amours de Dieu », pour son peuple choisi, dâune part, et pour toute lâhumanitĂ©, dâautre part. Une deuxiĂšme dimension de ce psaume est la proclamation trĂšs appuyĂ©e de la royautĂ© de Dieu. Par exemple, on chante au Temple de JĂ©rusalem Acclamez le SEIGNEUR, terre entiĂšre, acclamez votre roi, le SEIGNEUR » Mais dire on chante », câest trop faible ; en fait, par le vocabulaire employĂ© en hĂ©breu, ce psaume est un cri de victoire, le cri que lâon pousse sur le champ de bataille aprĂšs la victoire, la terouah » en lâhonneur du vainqueur. Le mot de victoire revient trois fois dans les premiers versets. Par son bras trĂšs saint, par sa main puissante, il sâest assurĂ© la victoire » ... Le SEIGNEUR a fait connaĂźtre sa victoire et rĂ©vĂ©lĂ© sa justice aux nations »... La terre tout entiĂšre a vu la victoire de notre Dieu ». La victoire de Dieu dont on parle ici est double câest dâabord la victoire de la libĂ©ration dâĂgypte ; la mention par son bras trĂšs saint, par sa main puissante » est une allusion au premier exploit de Dieu en faveur des fils dâIsraĂ«l, la traversĂ©e miraculeuse de la mer qui les sĂ©parait dĂ©finitivement de lâĂgypte, leur terre de servitude. Lâexpression Le SEIGNEUR tâa fait sortir de lĂ dâune main forte et le bras Ă©tendu » Dt 5, 15 Ă©tait devenue la formule-type de la libĂ©ration dâĂgypte ; on la retrouve par exemple dans le livre du DeutĂ©ronome et dans les psaumes. La formule il a fait des merveilles » est aussi un rappel de la libĂ©ration dâĂgypte. Mais quand on chante la victoire de Dieu, on chante Ă©galement la victoire attendue pour la fin des temps, la victoire dĂ©finitive de Dieu contre toutes les forces du mal. Et dĂ©jĂ on acclame Dieu comme jadis on acclamait le nouveau roi le jour de son sacre en poussant des cris de victoire au son des trompettes, des cornes et dans les applaudissements de la foule. Mais alors quâavec les rois de la terre, on allait toujours vers une dĂ©ception, cette fois, on sait quâon ne sera pas déçus ; raison de plus pour que cette fois la terouah » soit particuliĂšrement vibrante ! DĂ©sormais les ChrĂ©tiens acclament Dieu avec encore plus de vigueur parce quâils ont vu de leurs yeux le roi du monde depuis lâIncarnation du Fils, ils savent et ils affirment envers et contre tous les Ă©vĂ©nements apparemment contraires, que le RĂšgne de Dieu, câest-Ă -dire de lâamour est dĂ©jĂ - Les inÂstruÂments de muÂsiÂque c'est par les psauÂmes, et en parÂtiÂcuÂlier le Ps 150 que l'on connaĂźt les inÂstruÂments de muÂsiÂque de l'Ă©poque. Ici dĂ©ÂjĂ , en voiÂci 3 Ă©nuÂmĂ©ÂrĂ©s ciÂthaÂre, tromÂpetÂte et Devant la CrĂšche, on ne peut pas sâempĂȘcher de penser que, pour l'instant la forÂce diÂviÂne du bras de Dieu qui liÂbĂšÂre son peuÂple reÂpoÂse dans deux peÂtiÂtes mains d' DEUXIĂME LECTURE â Lettre aux HĂ©breux 1, 1-61 Ă bien des reprises et de bien des maniĂšres, Dieu, dans le passĂ©, a parlĂ© Ă nos pĂšres par les prophĂštes ;2 mais Ă la fin, en ces jours oĂč nous sommes, il nous a parlĂ© par son Fils quâil a Ă©tabli hĂ©ritier de toutes choses et par qui il a créé les Rayonnement de la gloire de Dieu, expression parfaite de son ĂȘtre, le Fils, qui porte lâunivers par sa parole puissante, aprĂšs avoir accompli la purification des pĂ©chĂ©s, sâest assis Ă la droite de la MajestĂ© divine dans les hauteurs des cieux ;4 et il est devenu bien supĂ©rieur aux anges, dans la mesure mĂȘme oĂč il a reçu en hĂ©ritage un nom si diffĂ©rent du En effet, Dieu dĂ©clara-t-il jamais Ă un ange Tu es mon Fils, moi, aujourdâhui, je tâai engendrĂ© ? » Ou bien encore Moi, je serai pour lui un pĂšre, et lui sera pour moi un fils ? »6 Ă lâinverse, au moment dâintroduire le Premier-nĂ© dans le monde Ă venir, il dit Que se prosternent devant lui tous les anges de Dieu. »- Dieu a parÂlĂ© Ă nos pĂšÂres par les proÂphĂšÂtes » ; Ă travers cette phrase on devine que les destinataires de la lettre aux HĂ©breux sont des Juifs deÂveÂnus chrĂ©Âtiens. Lâune des caractĂ©ristiques dâIsraĂ«l, câest bien cette conviction que Dieu sâest rĂ©vĂ©lĂ© progressivement Ă ce peuple quâil a choisi. Parce que Dieu nâest pas Ă la portĂ©e de lâhomme, il faut bien quâil se rĂ©vĂšle lui-mĂȘme. Vous connaissez la fameuse phrase de Paul dans la lettre aux ĂphĂ©siens Dieu nous a fait connaĂźtre le mystĂšre de sa volontĂ©... » Sous-entendu, nous ne lâaurions pas trouvĂ© tout seuls. Et cette rĂ©vĂ©lation ne pouvait ĂȘtre que progressive, tout comme lâĂ©ducation dâun enfant ne se fait pas en un jour. Au contraire, les paÂrents disÂent Ă leur enÂfant proÂgresÂsiÂveÂment, au fur et Ă meÂsuÂre du dĂ©ÂveÂlopÂpeÂment de son inÂtelÂliÂgenÂce, ce dont il a beÂsoin pour comÂprenÂdre le monÂde et la soÂciĂ©ÂtĂ© dans laÂquelÂle il vit. Câest exactement comme cela que MoĂŻse explique la pĂ©dagogie de Dieu dans le livre du DeutĂ©ronome Tu reconnais Ă la rĂ©flexion que ton Dieu faisait ton Ă©ducation comme un homme fait celle de son fils » Dt 8, 5.Pour cette Ă©ducation progressive de son peuple, Dieu a susÂciÂtĂ©, Ă chaÂque Ă©poÂque, des proÂphĂšÂtes qui parÂlaient de sa part, dans des terÂmes qui corÂresÂponÂdaient Ă la menÂtaÂliÂtĂ© de l'Ă©poque. On disÂait qu'ils Ă©taient la bouÂche de Dieu ». Comme dit lâune des phrases de notre liturgie Tu les as formĂ©s par les prophĂštes dans lâespĂ©rance du salut. » PriĂšre Eucharistique N° IV. Parce que Dieu utilise avec son peuple cette pĂ©dagogie trĂšs progressive, il lui parle sous des forÂmes fragÂmenÂtaiÂres et vaÂriĂ©es », comme dit lâauteur de la lâauteur de la lettre aux HĂ©breux prend la plume, ce salut est arrivĂ© câest pour cela quâil coupe lâhistoire de lâhuÂmaÂniÂtĂ© en deux pĂ©ÂrioÂdes avant JĂ©Âsus-Christ et deÂpuis JĂ©Âsus-Christ. Avant JĂ©sus-Christ, câest ce quâil appelle le passĂ© ; depuis JĂ©sus-Christ, câest ce quâil appelle les derniers temps oĂč nous sommes », câest le temps de lâaccomplissement. En JĂ©Âsus-Christ, le monÂde nouÂveau est dĂ©ÂjĂ inÂauÂguÂrĂ©. Le Christ est en lui-mĂȘÂme lâaccomplissement du proÂjet de Dieu, du desÂsein bienÂveillant ».AprĂšs lâĂ©blouissement et la stupeur de la rĂ©surrection du Christ, la conviction des premiers ChrĂ©tiens sâest forgĂ©e peu Ă peu oui, JĂ©sus de Nazareth est bien le Messie que le peuple juif attendait, mais il est bien diffĂ©rent de lâidĂ©e quâon sâen Ă©tait faite Ă lâavance. Lâensemble du Nouveau Testament mĂ©dite cette dĂ©couverte Ă©tonnante. Certains atÂtenÂdaient un MesÂsie-roi, dâautres, un MesÂsie-proÂphĂšÂte, dâautres, un MesÂsie-prĂȘÂtre. Lâauteur de la lettre aux HĂ©breux, dans le passage dâaujourdâhui, nous dit Eh bien, mes frĂšres, JĂ©Âsus est bien tout ce vous proÂpoÂse donc une reÂmarÂque sur chaÂcun de ces trois points JĂ©sus est le MesÂsie-proÂphĂšÂte quâon attendait, il est le MesÂsie-prĂȘÂtre, il est le Mes commencer, Il est le MesÂsie - proÂphĂšÂte lâauteur nous dit Dieu nous a parÂlĂ© par ce Fils » JĂ©Âsus est bien le proÂphĂšÂte par exÂcelÂlenÂce ; si les prophĂštes de lâAncien Testament Ă©taient la bouÂche de Dieu », lui, il est la PaÂroÂle mĂȘÂme de Dieu, la PaÂroÂle crĂ©aÂtriÂce par qui Dieu a créé les monÂdes » v. 2. Mieux enÂcoÂre, il est le reÂflet resÂplenÂdisÂsant de la gloiÂre du PĂšÂre » v. 31 ; il diÂra lui-mĂȘÂme qui mâa vu a vu le PĂšÂre » il est lâexpression parÂfaiÂte de lâĂȘtre de Dieu.Ensuite, Il est le MesÂsie - prĂȘÂtre CâĂ©tait le rĂŽÂle du grand-prĂȘÂtre dâĂȘtre lâintermĂ©diaire enÂtre Dieu et le peuÂple pĂ©Âcheur ; or, en viÂvant une reÂlaÂtion dâamour parÂfaiÂte avec son PĂšÂre, une vĂ©ÂriÂtaÂble reÂlaÂtion fiÂliaÂle, JĂ©Âsus-Christ resÂtauÂre lâAlliance enÂtre Dieu et lâhumanitĂ©. Il est donc le grand-prĂȘÂtre par exÂcelÂlenÂce, qui acÂcomÂplit la puÂriÂfiÂcaÂtion des pĂ©ÂchĂ©s » cetÂte puÂriÂfiÂcaÂtion des pĂ©ÂchĂ©s », lâauteur reÂvienÂdra lonÂgueÂment sur ce thĂšÂme dans la suite de sa lettre, JĂ©Âsus lâa opĂ©ÂrĂ©e en viÂvant touÂte sa vie dans une relation parfaitement filiale, comÂme un parÂfait diaÂloÂgue dâamour et dâobĂ©issance » avec son PÚ Il est le MesÂsie - roi Lâauteur lui apÂpliÂque des tiÂtres et des proÂphĂ©Âties qui concerÂnaient le MesÂsie on a lĂ lâimage du trĂŽÂne royal, il est asÂsis Ă la droiÂte de la MaÂjesÂtĂ© diÂviÂne », et surÂtout il est apÂpeÂlĂ© Fils de Dieu » or câĂ©tait le tiÂtre qui Ă©tait confĂ©ÂrĂ© au nouÂveau roi le jour de son saÂcre. Tu es mon fils, aujourdâhui je tâai enÂgenÂdrĂ© », Ă©tait lâune des phraÂses de la cĂ©ÂrĂ©ÂmoÂnie du saÂcre reÂpriÂse par le psauÂme 2. Et le prophĂšte Natan avait annoncĂ© Je serai pour lui un PĂšre et il sera pour moi un fils. » 2 S 7, 14. Et, Ă la diffĂ©rence des rois de la terre, lui, Il est roi sur touÂte la crĂ©aÂtion, mĂȘÂme les AnÂges lâauteur nous dit il est placĂ© bien au-desÂsus des AnÂges, il a reÂçu en hĂ©ÂriÂtage un Nom bien plus grand que les leurs » v. 4. Et lorsquâil dit Au moÂment d'introduire le PreÂmier-nĂ© dans le monÂde Ă veÂnir, Dieu dit Que tous les anÂges de Dieu se proÂsterÂnent deÂvant lui », lâauteur annonce que le Christ est Dieu lui-mĂȘme ! Puisque Dieu seul a droit Ă lâadoration des Anges. PrĂȘÂtre, proÂphĂšÂte et roi, JĂ©Âsus lâest donc, câest pourÂquoi on peut lâappeler Christ qui veut diÂre MesÂsie » ; mais ce texÂte nous rĂ©ÂvĂšÂle en mĂȘÂme temps noÂtre proÂpre granÂdeur puisÂque noÂtre voÂcaÂtion est dâĂȘtre inÂtiÂmeÂment unis Ă JĂ©Âsus-Christ, de deÂveÂnir Ă noÂtre tour les reÂflets de la gloiÂre du PĂšÂre... dâĂȘtre Ă noÂtre tour apÂpeÂlĂ©s Fils... dâĂȘtre rois en lui... prĂȘÂtres en lui... proÂphĂšÂtes en lui. Au jour de notre baptĂȘme, le prĂȘtre nous a annoncĂ© que, dĂ©sormais, nous Ă©tions membres du Christ, PrĂȘtre, ProphĂšte et si ce pasÂsaÂge nous est proÂpoÂsĂ© dĂšs le jour de NoĂ«l, câest pour que nous saÂchions dĂ©ÂjĂ dĂ©ÂchifÂfrer le mysÂtĂšÂre de la crĂšÂche Ă cetÂte proÂfonÂdeur-lĂ . Lâenfant qui nous est donÂnĂ© Ă contemÂpler est porÂteur de tout ce mysÂtĂšÂre-lĂ et nous en lui, par lui et avec lui. -Note sur HĂ©breux 1,3Dans lâexpression Rayonnement de la gloire de Dieu », on peut entendre un Ă©cho de lâĂ©pisode de la Transfiguration de a longtemps cru que la lettre aux HĂ©breux Ă©tait de saint Paul. Aujourdâhui, on dit souvent par maniĂšre de boutade Ce nâest pas une lettre, elle nâest pas de saint Paul, elle ne sâadresse pas aux HĂ©breux. » Le mot HĂ©breux », dans cet Ă©crit, dĂ©signe probablement dâanciens Juifs devenus chrĂ©tiens. Cela expliquerait ses allusions trĂšs frĂ©quentes aux textes bibliques et aux pratiques sur HĂ©breux 1,3Dans lâexpression Rayonnement de la gloire de Dieu », on peut entendre un Ă©cho de lâĂ©pisode de la Transfiguration de a longtemps cru que la lettre aux HĂ©breux Ă©tait de saint Paul. Aujourdâhui, on dit souvent par maniĂšre de boutade Ce nâest pas une lettre, elle nâest pas de saint Paul, elle ne sâadresse pas aux HĂ©breux. » Le mot HĂ©breux », dans cet Ă©crit, dĂ©signe probablement dâanciens Juifs devenus chrĂ©tiens. Cela expliquerait ses allusions trĂšs frĂ©quentes aux textes bibliques et aux pratiques de JĂ©sus Christ selon saint Jean 1, 1-181 Au commencement Ă©tait le Verbe, et le Verbe Ă©tait auprĂšs de Dieu, et le Verbe Ă©tait Il Ă©tait au commencement auprĂšs de Câest par lui que tout est venu Ă lâexistence, et rien de ce qui sâest fait ne sâest fait sans En lui Ă©tait la vie, et la vie Ă©tait la lumiĂšre des hommes ;5 la lumiĂšre brille dans les tĂ©nĂšbres, et les tĂ©nĂšbres ne lâont pas Il y eut un homme envoyĂ© par Dieu ; son nom Ă©tait Il est venu comme tĂ©moin, pour rendre tĂ©moignage Ă la LumiĂšre, afin que tous croient par Cet homme nâĂ©tait pas la LumiĂšre, mais il Ă©tait lĂ pour rendre tĂ©moignage Ă la Le Verbe Ă©tait la vraie LumiĂšre, qui Ă©claire tout homme en venant dans le Il Ă©tait dans le monde, et le monde Ă©tait venu par lui Ă lâexistence, mais le monde ne lâa pas Il est venu chez lui, et les siens ne lâont pas Mais Ă tous ceux qui lâont reçu, il a donnĂ© de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son Ils ne sont pas nĂ©s du sang, ni dâune volontĂ© charnelle, ni dâune volontĂ© dâhomme ils sont nĂ©s de Et le Verbe sâest fait chair, il a habitĂ© parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire quâil tient de son PĂšre comme Fils unique, plein de grĂące et de Jean le Baptiste lui rend tĂ©moignage en proclamant Câest de lui que jâai dit Celui qui vient derriĂšre moi est passĂ© devant moi, car avant moi il Ă©tait. »16 Tous, nous avons eu part Ă sa plĂ©nitude, nous avons reçu grĂące aprĂšs grĂące ;17 car la Loi fut donnĂ©e par MoĂŻse, la grĂące et la vĂ©ritĂ© sont venues par JĂ©sus Christ. 18 Dieu, personne ne lâa jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du PĂšre, câest lui qui lâa fait Au comÂmenÂceÂment » Jean reÂprend voÂlonÂtaiÂreÂment le preÂmier mot de la GeÂnĂšÂse BeÂresÂhit » ; il faut enÂtenÂdre la proÂfonÂdeur de ce mot ce n'est pas une prĂ©ÂciÂsion d'ordre chroÂnoÂloÂgiÂque ! Ce qui comÂmenÂce, c'est ce qui comÂmanÂde touÂte l'histoire huÂmaiÂne, c'est l'origine, le fonÂdeÂment de touÂtes choÂses ... Au comÂmenÂceÂment Ă©tait le VERÂBE » tout est mis sous le siÂgne de la PaÂrole, PaÂrole d'Amour, DiaÂloÂgue... VoiÂlĂ l'OÂriÂgine, le comÂmenÂceÂment de touÂtes choÂses... Et le VerÂbe Ă©tait au comÂmenÂceÂment auÂprĂšs de Dieu » v. 2-3 en grec c'est pros ton ThĂ©on »qui veut diÂre litÂtĂ©ÂraÂleÂment tourÂnĂ© vers Dieu » ; le VerÂbe Ă©tait tourÂnĂ© vers Dieu... C'est l'attitude du diaÂloÂgue. Quand on dit Je t'aime », ou quand on diaÂloÂgue vraiÂment avec quelqu'un, on lui fait faÂce ; on est tourÂnĂ© vers lui » ; quand on lui tourÂne le dos, qu'on se dĂ©ÂtourÂne, le diaÂloÂgue est romÂpu ; et il fauÂdra faiÂre deÂmi-tour pour reÂnouer le diaÂloÂgue. Ce que saint Jean nous dit ici est caÂpiÂtal la CrĂ©aÂtion tout enÂtiĂšÂre, puisÂque rien n'a Ă©tĂ© fait sans le VerÂbe, la CrĂ©aÂtion tout enÂtiĂšÂre est le fruit du diaÂloÂgue d'amour du PĂšÂre et du Fils ; et nous, Ă noÂtre tour, nous somÂmes créés dans ce diaÂloÂgue et pour ce diaÂloÂgue. Nous sommes le fruit dâun dialogue dâamour. Bien sĂ»r, câest vrai concrĂštement au niveau de lâacte qui nous a engendrĂ©s chacun Ă la vie. Mais, spirituellement, nous pouvons nous dire que nous sommes le fruit de lâamour de Dieu.La voÂcaÂtion de l'humanitĂ©, d'Adam, pour reÂprenÂdre le mot de la GeÂnĂšÂse, c'est de viÂvre un parÂfait diaÂloÂgue d'amour avec le PĂšÂre. Mais touÂte noÂtre hisÂtoiÂre huÂmaiÂne, malÂheuÂreuÂseÂment, Ă©taÂle le contraiÂre. Le rĂ©Âcit de la chuÂte d'Adam et Eve, au deuxiĂšÂme chaÂpiÂtre de la GeÂnĂšÂse, nous le dit Ă sa maÂniĂšÂre il monÂtre bien que le diaÂloÂgue est romÂpu ; l'homme et la femÂme se sont mĂ©ÂfiĂ©s de Dieu, ont soupÂçonÂnĂ© Dieu d'ĂȘtre mal inÂtenÂtionÂnĂ© Ă leur Ă©gard ; c'est le contraiÂre mĂȘÂme du diaÂloÂgue d'amour ! Nous le saÂvons bien quand le soupÂçon traÂverÂse nos reÂlaÂtions, le diaÂloÂgue est emÂpoiÂsonÂnĂ©. Et, dans noÂtre vie perÂsonÂnelÂle, touÂte l'histoire de noÂtre reÂlaÂtion Ă Dieu pourÂrait ĂȘtre reÂprĂ©ÂsenÂtĂ©e comÂme cela nous sommes tanÂtĂŽt tourÂnĂ©s vers lui, tanÂtĂŽt dĂ©ÂtourÂnĂ©s et il nous faut alors faiÂre deÂmi-tour pour qu'il puisÂse reÂnouer le diaÂloÂgue... DeÂmi-tour », c'est exacÂteÂment le sens du mot converÂsion » dans la Bi Christ, lui, vit en perÂfecÂtion ce diaÂloÂgue sans omÂbre avec le PĂšÂre il vient prenÂdre la tĂȘÂte de l'humanitĂ© ; j'ai enÂvie de diÂre il est le OUI » de l'humanitĂ© au PĂšÂre. Il vient viÂvre ce OUI » au quoÂtiÂdien ; et alors, par lui, nous somÂmes rĂ©ÂinÂtroÂduits dans le diaÂloÂgue priÂmorÂdial Tous ceux qui l'ont reÂçu, ceux qui croient en son nom, il leur a donÂnĂ© de pouÂvoir deÂveÂnir enÂfants de Dieu. » C'est-Ă -diÂre de reÂtroÂuÂver cetÂte reÂlaÂtion fiÂliaÂle, confianÂte, sans omÂbre. Et son seul but, c'est que l'humanitĂ© tout enÂtiĂšÂre puisÂse renÂtre dans ce diaÂloÂgue d'amour ; ceux qui croient en son nom », ce sont ceux qui lui font confiance, qui marchent Ă sa suite. Afin que le monÂde croie » c'est le souÂhait ardent de JĂ©Âsus Que tous soient Un comme toi, PĂšre, tu es en moi, et que je suis en toi, quâils soient en nous, eux aussi, afin que le monde croie que tu mâas envoyĂ©. » Jn 17, 21. Je reÂprends une phraÂse de KierÂkeÂgaard Le contraiÂre du pĂ©ÂchĂ©, ce n'est pas la verÂtu, le contraiÂre du pĂ©ÂchĂ©, c'est la foi ». CroiÂre », c'est faiÂre confianÂce au PĂšÂre, saÂvoir en touÂtes cirÂconÂstanÂces, quoi qu'il nous arÂriÂve, que Dieu est bienÂveillant, ne jaÂmais soupÂçonÂner Dieu, ne jamais douÂter de l'amour de Dieu pour nous et pour le monÂde... et du coup, bien sĂ»r, reÂgarÂder le monÂde avec ses yeux. ReÂgarÂder le monÂde avec les yeux de Dieu Le VerÂbe s'est fait chair », ceÂla veut diÂre que Dieu est parÂmi nous ; qu'il n'y a pas beÂsoin de s'Ă©vader du monÂde pour renÂconÂtrer Dieu. C'est dans la chair » mĂȘÂme, dans la rĂ©ÂaÂliÂtĂ© du monÂde que nous liÂsons sa PrĂ©ÂsenÂce. ComÂme Jean-BapÂtisÂte, Ă noÂtre tour, nous somÂmes enÂvoyĂ©s comÂme tĂ©Âmoins de cetÂte PrĂ©ÂsenÂce.
1re Lecture Actes 10, la 1ere lecture tirĂ©e des Actes des ApĂŽtres lue le 6e dimanche de PĂąques, annĂ©e B 9 mai 2021, on lit que Le Bon Pasteur accueille tous les peuples. LâEsprit Saint a poussĂ© les apĂŽtres Ă tĂ©moigner dans ce juif ne devait pas entrer chez un paĂŻen. Cela, le centurion de lâĂ©vangile le savait si bien quâil avait dĂ©clarĂ© Ă JĂ©sus âJe ne suis pas digne que tu entres chez moi !â Matthieu 8,8. Pierre brisait donc un tabou en descendant chez Corneille, cet autre centurion. Or cette rencontre a provoquĂ© la stupĂ©faction, car lâEsprit Saint lui-mĂȘme sâĂ©tait mis de la partie il sâĂ©tait manifestĂ© Ă profusion dans cette maison paĂŻenne, comme il lâavait fait le jour de la lâEsprit Saint ne fait pas de diffĂ©rence entre juifs et paĂŻens, les apĂŽtres ne pouvaient plus hĂ©siter Ă accueillir ces derniers comme les premiers et Ă les admettre tous ensemble au repas du Seigneur. Le pas Ă©tait franchi et le baptĂȘme de Corneille est devenu lâargument dĂ©terminant, que Pierre exposera dans lâassemblĂ©e de JĂ©rusalem Ac 15,8, en faveur de lâadmission des paĂŻens dans lâĂglise. Les centurions Ă©taient des officiers de lâarmĂ©e romaine, leur grade peut correspondre Ă celui de capitaine.Psaume 97 - 6e dimanche de PĂąques B6e dimanche de PĂąques, annĂ©e B 9 mai 2021. Lorsquâon admire quelquâun, on voudrait que le monde entier partage cette admiration. De mĂȘme, le psalmiste voudrait que lâunivers partage son adoration. Avec lui, appelons le jour oĂč tous les hommes chanteront notre Dieu, vainqueur de la au Seigneur un chant nouveau,car il a fait des merveilles ;par son bras trĂšs saint, par sa main puissante,il sâest assurĂ© la Seigneur a fait connaĂźtre sa victoireet rĂ©vĂ©lĂ© sa justice aux nations ;il sâest rappelĂ© sa fidĂ©litĂ©, son amour,en faveur de la maison dâ terre tout entiĂšre a vula victoire de notre le Seigneur, terre votre roi, le Seigneur !2e Lecture 1 Jean 4,7-10Dimanche 9 mai 2021, 6e dimanche de PĂąques, annĂ©e B. Dans ce passage de la 1Ăšre lettre de Jean, le mot âamourâ suffit Ă dĂ©finir Dieu, encore faut-il lâentendre au sens le plus fort et le plus intense, et en tirer les quelques phrases de cette lecture dĂ©crivent en peu de mots tout le circuit de lâamour Dieu est amour et source de tout amour, un amour si grand quâil est allĂ© jusquâau don de son Fils, pour donner la vie au Dieu nous adopte pour ses enfants, la logique de la paternitĂ© veut que les enfants ressemblent Ă leur PĂšre, câest-Ă -dire quâils aient de lâamour les uns pour les autres, Ă lâexemple de Dieu. Cet enseignement est Ă©galement proposĂ© dans lâĂ©vangile de ce Jean 15,9-17Dans ce passage de lâĂ©vangile de Jean proclamĂ© le 6e dimanche de PĂąques, annĂ©e B 9 mai 2021, on peut lire que la veille de sa Passion, JĂ©sus a rĂ©vĂ©lĂ© son grand commandement, quâil a lui-mĂȘme mis en pratique le aimer quelquâun quâon ne voit pas ? Certainement, car câest bien la justification des petites annonces matrimoniales qui, Ă partir de quelques informations, suscitent des reprĂ©sentations affectives et font naĂźtre lâamour dans la pensĂ©e ! Câest aussi le cas pendant le temps des sĂ©parations. Lâamour naĂźt et se dĂ©veloppe dans le cĆur et lâesprit. Aussi, en Ă©voquant les multiples signes de son amour pour ses frĂšres et sĆurs humains, JĂ©sus suscite-t-il la rĂ©ponse aimante dans nos cĆurs et dans notre mĂ©moire pendant le temps de son absence, jusquâĂ son retour âDemeurez dans mon amourâ.La proclamation, chaque dimanche, des gestes de solidaritĂ© et de dĂ©vouement du Christ nourrit nos pensĂ©es et suscite nos rĂ©ponses dans les cĂ©lĂ©brations, câest un dialogue dans lâamitiĂ©. LâĂ©vangile de ce dimanche contient cette parole reconnue comme lâessentiel du message chrĂ©tien âAimez-vous les uns les autresâ. La suite de la phrase est encore plus importante, car elle caractĂ©rise lâamour chrĂ©tien la rĂ©fĂ©rence en est le Christ lui-mĂȘme, âcomme je vous ai aimĂ©sâ.Expliquez-moi Saint-chrĂȘmeDans la 1Ăšre lecture lue le 6e dimanche de PĂąques, annĂ©e B 9 mai 2021, Pierre donne lâordre de baptiser tous ceux qui ont reçu lâEsprit-Saint. Aujourdâhui, les baptisĂ©s sont oints avec du Saint-ChrĂȘme. Quelle est sont origine ?Les enfants auront toujours quelques difficultĂ©s avec lâorthographe et la signification du mot chrĂȘme, dĂ©rivĂ© du grec en passant par le latin, et qui servait Ă nommer une huile parfumĂ©e, dont on se frottait aprĂšs le bain, dans les thermes les chrĂ©tiens, le saint-chrĂȘme est cette huile parfumĂ©e, bĂ©nie par les Ă©vĂȘques dans leurs cathĂ©drales, le Jeudi saint, pour ĂȘtre distribuĂ©e dans les paroisses et rĂ©pandue en onctions au baptĂȘme et Ă la confirmation. Ă la PentecĂŽte et dans la maison de Corneille, lâEsprit Saint avait investi les apĂŽtres et les nouveaux convertis sous lâapparence dâun feu qui enveloppe, illumine et enflamme dâardeur. Cette action de lâEsprit est maintenant reprĂ©sentĂ©e par le saint-chrĂȘme, dont on enveloppe le front du baptisĂ©. Dans la grande priĂšre adressĂ©e Ă Dieu pour la bĂ©nĂ©diction de cette huile sainte, lâĂ©vĂȘque en proclame la haute signification âLe Christ, aprĂšs sa PĂąque, a rempli lâĂglise de ton Esprit Saint. Cette huile emprunte au Christ le nom de saint-chrĂȘme. Que chaque baptisĂ© imprĂ©gnĂ© de lâonction sanctifiante devienne temple de lâEsprit, soit fortifiĂ© par lâonction de lâEsprit et rendu semblable au Christ.â
Refrain Le Seigneur a rĂ©vĂ©lĂ© sa justice aux nations. Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles ; par son bras trĂšs saint, par sa main puissante, il sâest assurĂ© la victoire. R Le Seigneur a fait connaĂźtre sa victoire, et rĂ©vĂ©lĂ© sa justice aux nations ; il sâest rappelĂ© sa fidĂ©litĂ©, son amour, en faveur de la maison dâIsraĂ«l. R La terre tout entiĂšre a vu la victoire de notre Dieu. Acclamez le Seigneur, terre entiĂšre, sonnez, chantez, jouez. R Jouez pour le Seigneur sur la cithare, sur la cithare et tous les instruments ; au son de la trompette et du cor, acclamez votre roi, le Seigneur ! R
GĂ©lySt ClĂ©mentPradesSt VincentLe TriadouMurlesGrabelsCombaillauxLes MatellesCombaillaux - Grabels - Les Matelles - Montferrier sur Lez - Murles - Prades le Lez - Le Triadou St GĂ©ly du Fesc - St ClĂ©ment de RiviĂšre - St Vincent de Barbeyrargues Lectures du jour 27 aoĂ»t Sainte Monique - MĂšre de saint Augustin d'Hippone â 387 Lectures de dimanche prochain Retour accueil Les paroisses Back Les prĂȘtres Les Ă©glises SolidaritĂ© Back associations/ mouvements d'Eglise autres associations Groupes de partage et priĂšres Back Groupes de partage PriĂšres Psaume 97 Le Seigneur fait connaĂźtre sa victoire Pour voir les Ă©lĂ©ments dĂ©sirĂ©s, cliquer sur les icĂŽnes Partition
Il y a de nombreuses façons d'annoncer la Bonne Nouvelle. L'une d'elle, particuliĂšrement, m'interpelle toujours, tant j'ai des doutes quant Ă son efficacitĂ© c'est celle qui consiste Ă proclamer au nez de quelqu'un sans prĂ©liminaire aucun JĂ©sus t'aime ; il est mort pour toi»1. Le nĂ©ophyte2 se surprend Ă demander "Mais pourquoi donc faudrait-il que quelqu'un meure pour moi, d'abord ?". Si vous ĂȘtes dans ce cas, alors je vous conseille de profiter de ce temps de l'Avent pour lire un peu la Bible l'Eglise passe en revue ces jours-ci toute l'histoire du Salut ! Profitez-en quatre semaine pour comprendre tout ce que l'Eglise proclame, c'est pas cher payĂ©, si ? Aujourd'hui, 8 dĂ©cembre, on parle beaucoup de Marie, et de son rapport avec Ăve. Sauf que disserter lĂ -dessus3 n'a absolument aucun intĂ©rĂȘt tant qu'on a pas compris ce qui se cache derriĂšre ou plutĂŽt ce qui est rĂ©vĂ©lĂ© par lĂ l'histoire du Salut. 1Ăšre Ă©tape la crĂ©ation Aujourd'hui donc, c'est la seconde lecture qui nous rappelle le plan originel de Dieu4. Ce plan est positif pour nous Dieu nous a fait bons et Il nous destinait Ă partager avec Lui ce pur bonheur qu'est la Vie divine. EphĂ©s. 1, BĂ©ni soit Dieu, le PĂšre de notre Seigneur JĂ©sus Christ. Dans les cieux, il nous a comblĂ©s de sa bĂ©nĂ©diction spirituelle en JĂ©sus Christ. En lui, il nous a choisis avant la crĂ©ation du monde, pour que nous soyons, dans l'amour, saints et irrĂ©prochables sous son nous a d'avance destinĂ©s Ă devenir pour lui des fils par JĂ©sus Christ voilĂ ce qu'il a voulu dans sa bienveillance, Ă la louange de sa gloire, de cette grĂące dont il nous a comblĂ©s en son Fils bien-aimĂ©, En lui, Dieu nous a d'avance destinĂ©s Ă devenir son peuple ; car lui, qui rĂ©alise tout ce qu'il a dĂ©cidĂ©, il a voulu que nous soyons ceux qui d'avance avaient espĂ©rĂ© dans le Christ, Ă la louange de sa gloire. Assez cool, hein ? sauf que... 2Ăšme Ă©tape rupture d'alliance Sauf que, Il a voulu tellement tout nous donner qu'Il nous a donnĂ© la libertĂ©. Ce qui est une bonne chose, convenons-en. Le truc, c'est qu'on s'est mis Ă prĂ©fĂ©rer notre libertĂ© et notre indĂ©pendance que notre relation avec Lui. On a prĂ©fĂ©rĂ© le Don au Donateur. Je me dis souvent que ce serait plus facile si j'Ă©tais le seul maĂźtre Ă bord l'enfer, c'est les autres, non ? Non, l'enfer, c'est l'amour de soi jusqu'au mĂ©pris des autres. Et quand on rĂ©alise qu'on s'est plantĂ© "j'ai pris peur", plutĂŽt que de reconnaĂźtre son erreur, on prĂ©fĂšre accuser les autres en premier lieu, les femmes5. C'est ce que raconte la premiĂšre lecture Gn 3, Le Seigneur Dieu appela l'homme et lui dit OĂč es-tu donc ? » L'homme rĂ©pondit Je t'ai entendu dans le jardin, j'ai pris peur parce que je suis nu6, et je me suis cachĂ©. » Le Seigneur reprit Qui donc t'a dit que tu Ă©tais nu ? Je t'avais interdit de manger du fruit de l'arbre ; en aurais-tu mangĂ© ? » L'homme rĂ©pondit La femme que tu m'as donnĂ©e, c'est elle qui m'a donnĂ© du fruit de l'arbre, et j'en ai mangĂ©. » Le Seigneur Dieu dit Ă la femme Qu'as-tu fait lĂ ? » La femme rĂ©pondit Le serpent m'a trompĂ©e, et j'ai mangĂ©. » Alors le Seigneur Dieu dit au serpent Parce que tu as fait cela, tu seras maudit parmi tous les animaux et toutes les bĂȘtes des champs. Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussiĂšre tous les jours de ta vie. Je mettrai une hostilitĂ© entre la femme et toi, entre sa descendance et ta descendance sa descendance te meurtrira la tĂȘte, et toi, tu lui meurtriras le talon. » L'homme appela sa femme Ăve c'est-Ă -dire la vivante, parce qu'elle fut la mĂšre de tous les vivants. On oublie souvent parce qu'on s'arrĂȘte Ă ce verset sans regarder la suite que c'est ici que naissent la mort, le travail eh oui, pas Ă©tonnant que ce soit dĂ©plaisant, la fĂȘlure qui distord notre vision du monde et nous fait douter de la bontĂ© du CrĂ©ateur. 3Ăšme Ă©tape Dieu nous cherche J'ai rompu l'Alliance avec Dieu en voulant faire ma vie tout seul dans mon coin, en voulant ĂȘtre le centre de mon propre univers. Le truc, c'est que Dieu nous aime [parce qu'il voit encore en nous la beautĂ© qu'il y a mise au jour de notre crĂ©ation], et est convaincu qu'on gagnerait Ă vivre avec lui. Pas que ça changerait grand chose Ă son Ă©tat Ă Lui, mais Il est plutĂŽt altruiste, Dieu. Donc, au cours des temps, Il essaie Ă de nombreuses reprises de renouer une alliance avec les hommes, en lui pardonnant les fois oĂč il se plante. Ps 9897, Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles ; par son bras trĂšs saint, par sa main puissante, il s'est assurĂ© la victoire. Le Seigneur a fait connaĂźtre sa victoire et rĂ©vĂ©lĂ© sa justice aux nations ; il s'est rappelĂ© sa fidĂ©litĂ©, son amour, en faveur de la maison d'IsraĂ«l ; la terre tout entiĂšre a vu la victoire de notre Dieu. Acclamez le Seigneur, terre entiĂšre, sonnez, chantez, jouez ; au son de la trompette et du cor, acclamez votre roi, le Seigneur ! Ca vaut bien le coup de le chanter, non ? Le psaume reprend effectivement cette fidĂ©litĂ©, mais annonce aussi quelque chose qui n'est pas encore arrivĂ© au jour oĂč il a Ă©tĂ© Ă©crit vient un temps oĂč la victoire de Dieu c'est Ă dire notre bonheur sera totale. Ce temps est un temps historique on n'est pas dans le concept, mais dans la rĂ©alitĂ© concrĂšte de notre humanitĂ© que les prophĂštes de la Bible annoncent. 4Ăšme Ă©tape Fiat Ă l'Incarnation ! Ce temps arrive... Dieu, voyant que nous, hommes, continuons toujours de douter qu'il est possible d'aimer vraiment et que nous en soyons capables, se dit qu'il va faire un truc incroyable il va se faire Homme ! Comme ça, il nous montre clairement deux choses la premiĂšre, c'est que la condition d'homme est rĂ©ellement positive, est vraiment Ă l'image de Dieu. La seconde, c'est que l'amour vrai existe et qu'il consiste Ă donner sa vie, Ă se donner soi-mĂȘme c'est ce que montre la crucifixion, oĂč Dieu respecte Ă ce point notre libre-arbitre qu'il accepte de se faire crucifier plutĂŽt que d'aller contre7. Mais pour prendre cette dĂ©cision de sceller une alliance dĂ©finitive et indĂ©libile avec les hommes, Dieu va -comble de l'humilitĂ© !- demander l'autorisation de l'humanitĂ©. En l'espĂšce, d'une femme particuliĂšre, Marie, que l'Eglise vĂ©nĂšre depuis 2 000 ans pour avoir su dire "oui, fiat " Ă Dieu alors que depuis des millĂ©naires nous n'avons su lui dire que non8. Ce "oui" permet Ă Dieu d'entamer une oeuvre de re-crĂ©ation que chantait le psaume par anticipation. Lc 1,26-38. Au sixiĂšme mois d'Elisabeth, l'ange Gabriel fut envoyĂ© par Dieu dans une ville de GalilĂ©e, appelĂ©e Nazareth, Ă une jeune fille, une vierge, accordĂ©e en mariage Ă un homme de la maison de David, appelĂ© Joseph9 ; et le nom de la jeune fille Ă©tait Marie. L'ange entra chez elle et dit Je te salue, ComblĂ©e-de-grĂące, le Seigneur est avec toi. »10 A cette parole, elle fut toute bouleversĂ©e, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L'ange lui dit alors Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvĂ© grĂące auprĂšs de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de JĂ©sus. Il sera grand, il sera appelĂ© Fils du TrĂšs-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trĂŽne de David son pĂšre ; il rĂ©gnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son rĂšgne n'aura pas de fin. » Marie dit Ă l'ange Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? » L'ange lui rĂ©pondit L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du TrĂšs-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naĂźtre sera saint, et il sera appelĂ© Fils de Dieu. Et voici qu'Ălisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est Ă son sixiĂšme mois, alors qu'on l'appelait 'la femme stĂ©rile'. Car rien n'est impossible Ă Dieu. » Marie dit alors Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. » Alors l'ange la quitta. Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
le seigneur a fait connaitre sa victoire