Psaume97 - Le Seigneur a fait connaĂźtre sa victoire (28e dim. ordinaire – C) (1'46) ref. 34243 - Audio MP3 extrait de Michel Wackenheim ‱ Psaumes pour les dimanches et fĂȘtes, AnnĂ©e C (ADF) InterprĂ©tĂ© par l'ensemble vocal Hilarium et Michel Duvet. MP3 0,99 € Psaume 97 - Le Seigneur a fait connaĂźtre sa victoire (28e dim. ordinaire – C) (1'46) ref. 35603 - Chantezau Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles; par son bras trĂšs saint, par sa main puissante, il s'est assurĂ© la victoire. Le Seigneur a fait connaĂźtre sa victoire. et rĂ©vĂ©lĂ© sa justice aux nations; il s'est rappelĂ© sa fidĂ©litĂ©, son amour, en faveur de la maison d'IsraĂ«l. La terre tout entiĂšre a vu. Listento Psaume 97 "Le Seigneur a fait connaĂźtre sa victoire" (6e dimanche de PĂąques, annĂ©e B) on Spotify. Ensemble Vocal Hilarium · Song · 2017. Psaume97 "le seigneur a fait connaĂźtre sa victoire" (28e dimanche du temps ordinaire, annĂ©e C) Psaumes pour les dimanches et fĂȘtes, annĂ©e C. Premium. 0,98 € Psaume 97 "le seigneur a fait connaĂźtre sa victoire" (6e dimanche de pĂąques, annĂ©e B) Psaumes pour les dimanches et fĂȘtes, annĂ©e B. Premium. 0,98 € LeSeigneur a fait connaĂźtre sa victoire Et rĂ©vĂ©lĂ© sa justice aux nations ; Il s'est rappelĂ© sa fidĂ©litĂ©, son amour, En faveur de la maison d'IsraĂ«l. 3. La terre tout entiĂšre a vu La victoire de notre Dieu. Acclamez le Seigneur, terre entiĂšre, Sonnez, chantez, jouez. 4. Jouez pour le Seigneur sur la cithare, Sur la cithare et tous les instruments ; A son de la trompette et du Lapartition, les enregistrements et les paroles du chant PSAUME 97 - LE SEIGNEUR A FAIT CONNAITRE SA VICTOIRE - GROSLAMBERT du compositeur GROSLAMBERT et de l’auteur AELF. Apprenez facilement sur Celebratio ! VcHDosQ. 19 dĂ©cembre 2016 1 19 /12 /dĂ©cembre /2016 2322 Ces commentaires, trouvĂ©s sur le site "Église catholique en France", permettent Ă  toute personne de bonne volontĂ©, chrĂ©tienne ou non, de mieux comprendre la Bible, le livre le plus diffusĂ© au monde, endonnant des explications historiques ;donnant le sens passĂ© de certains mots ou expressions dont la signification a parfois changĂ© depuis ou peut ĂȘtre mal comprise aujourd'hui, "racheter", "nations", "conversion" ; je consacre une double page de mon blog Ă  recenser tous ces mots ou expressions ;dĂ©codant le langage imagĂ© utilisĂ© par l'auteur. Attention le texte Ă©crit peut diffĂ©rer des versions audio Radio-Notre-Dame et vidĂ©o KTO TV qui ont Ă©tĂ© modifiĂ©es par Marie-NoĂ«lle Thabut, parfois pour les amĂ©liorer, parfois pour s'adapter aux formats imposĂ©s par ces chaĂźnes de radio ou de tĂ©lĂ©vision. Dans cette hypothĂšse, nous mettons en italiques les passages supprimĂ©s pour ces souhaite arriver Ă  mettre ici, chaque dimanche, les commentaires de Marie-NoĂ«lle Thabut. Ma seule contribution consiste Ă  surligner les passages que je trouve les plus enrichissants et Ă  Ă©crire en rouge ceux qui parlent d'un thĂšme qui m'est cher la libertĂ© trois autres pages de mon blog sont consacrĂ©es Ă  ces passages des Évangiles, du reste du Nouveau Testament ou de l'Ancien Testament qui parlent de la libertĂ©. D'aprĂšs Marie-NoĂ«lle Thabut, "... si nous ne trouvons pas dans les textes une parole libĂ©rante,c'est que nous ne les avons pas compris."Version audio, trouvĂ©e sur le site de Radio-Notre-Dame disponible seulement Ă  compter du 24 dĂ©cembre 2016.En bas de page, vous avez dĂ©sormais les versions vidĂ©o des commentaires, trouvĂ©es sur KTO TV. PREMIÈRE LECTURE - Livre du prophĂšte IsaĂŻe 52, 7-107 Comme ils sont beaux sur les montagnes, les pas du messager, celui qui annonce la paix, qui porte la bonne nouvelle, qui annonce le salut, et vient dire Ă  Sion Il rĂšgne, ton Dieu ! »8 Écoutez la voix des guetteurs ils Ă©lĂšvent la voix, tous ensemble ils crient de joie car, de leurs propres yeux, ils voient le SEIGNEUR qui revient Ă  Éclatez en cris de joie, vous, ruines de JĂ©rusalem, car le SEIGNEUR console son peuple, il rachĂšte JĂ©rusalem !10 Le SEIGNEUR a montrĂ© la saintetĂ© de son bras aux yeux de toutes les nations. Tous les lointains de la terre ont vu le salut de notre Écla­tez en cris de joie, rui­nes de Jé­ru­sa­lem ! » L'expression rui­nes de Jé­ru­sa­lem » nous permet de situer trĂšs prĂ©cisĂ©ment ce texte d’IsaĂŻe JĂ©rusalem a Ă©tĂ© dĂ©vastĂ©e par les troupes de Na­bu­cho­do­no­sor en 587 av. Elles ont commis les horreurs que commettaient toutes les armĂ©es victorieuses Ă  l’époque pillage, destructions, viols, profanations. Des agriculteurs ont Ă©tĂ© maintenus sur place pour nourrir les occupants ; et ce qui restait d’hommes et de femmes valides ont Ă©tĂ© emmenĂ©s en dĂ©portation Ă  Babylone. Cet Exil devait durer cinquante ans, ce qui est considĂ©rable ; amplement le temps de se dĂ©courager, de croire qu’on ne reverrait jamais le pays. Et voilĂ  que le prophĂšte annonce le retour ; il a commencĂ© sa prĂ©dication par les mots Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu » Is 40, 1. Ici, il reprend exactement le mĂȘme mot, le SEIGNEUR console son peuple », pour dire que Dieu a dĂ©jĂ  agi, le retour est pour trĂšs bientĂŽt. Et il voit dĂ©jĂ  le messager qui ira annoncer la grande nouvelle Ă  JĂ©rusalem et le guetteur qui, du haut des collines de JĂ©rusalem, verra revenir les colonnes de mes­sa­ger Ă  pied et un guet­teur, voilĂ  deux per­son­na­ges qu'on a bien du mal Ă  se re­pré­sen­ter aujourd'hui ! En ce temps de té­lé­com­mu­ni­ca­tions tri­om­phan­tes té­lé­vi­sion, té­lé­pho­ne por­ta­tif, fax... nous avons un ef­fort d'imagination Ă  fai­re !..Mais dans le mon­de an­ti­que, il n'y avait pas d'autre moyen qu'un cou­reur Ă  pied pour an­non­cer les nou­vel­les. On connaĂźt le fa­meux exem­ple du cou­reur de Ma­ra­thon en 490 av. lorsque les AthĂ©niens ont remportĂ© la bataille de Marathon contre les Perses, un coureur s’est prĂ©cipitĂ© Ă  AthĂšnes qui est Ă  quarante-deux kilomĂštres de Marathon, pour annoncer la Bonne Nouvelle de la victoire. Il a couru d’un trait les quarante-deux kilomĂštres et a juste eu le temps de crier victoire avant de s’effondrer. C’est de lĂ  que vient notre expression courir le Marathon ».À l’époque, lorsque les messagers couraient porter les nouvelles, il y avait dans le mĂȘme temps des guetteurs postĂ©s sur les murailles des villes ou sur les collines alentour pour surveiller l'horizon. IsaĂŻe imagine le guetteur postĂ© sur le haut des rem­parts ou sur le mont des oliviers, peut-ĂȘtre, et qui voit dĂ©jĂ  voler de colline en colline le mes­sa­ger qui an­non­ce le retour au pays Comme ils sont beaux sur les montagnes, les pas du messager, celui qui annonce la paix, qui porte la bonne nouvelle, qui annonce le salut ». Non seulement le peuple est sauvĂ©, mais la ville elle-mĂȘme va l’ĂȘtre, elle sera rebĂątie par ceux qui reviennent. C’est pour cela que les rui­nes de JĂ©rusalem sont invitĂ©es Ă  Ă©cla­ter en cris de l’époque on considĂ©rait que les dĂ©faites d’un peuple Ă©taient aussi celles de son Dieu. Mais voici que le peuple est dĂ©livrĂ©, son Dieu a fait preuve de sa puissance, il a montrĂ© la force de son bras » comme dit IsaĂŻe. C’est pour cela que le messager vient dire Ă  la ville sainte Il est roi, ton Dieu ».Une fois de plus, Dieu a dĂ©livrĂ© son peuple comme il l’avait libĂ©rĂ© d’Égypte, Ă  main for­te et Ă  bras Ă©ten­du », comme disait le livre de l’Exode Ex 15. Et, juste derriĂšre le messager, le guetteur voit dé­jĂ  le cor­tÚ­ge tri­om­phal ; et du haut des rem­parts, que voit-il ? Qui est en tĂȘ­te du cor­tÚ­ge tri­om­phal du re­tour ? Le Sei­gneur lui-mĂȘ­me ! Le Sei­gneur re­vient Ă  Sion. Il mar­che au mi­lieu de son peu­ple et dĂ©s­or­mais, il se­ra de nou­veau lĂ , Ă  Jé­ru­sa­lem, au mi­lieu de son peu­ dire cette action de Dieu, IsaĂŻe emploie un mot trĂšs fort, le mot racheter ». Dans le lan­ga­ge bi­bli­que, ce mot ra­che­ter » si­gni­fie li­bé­rer » vous connais­sez l'institution du Go'el » lorsqu'un Is­raé­li­te a Ă©tĂ© obli­gĂ© de se ven­dre com­me es­cla­ve ou de ven­dre sa mai­son Ă  son crĂ©an­cier pour payer ses det­tes, son plus pro­che pa­rent se pré­sen­te­ra au crĂ©an­cier pour li­bé­rer son pa­rent dé­bi­teur. On di­ra qu'il ra­chÚ­te » son pa­rent, qu’il le re­ven­di­que »... Bien sĂ»r le crĂ©ancier ne laissera pas partir son dĂ©biteur s’il n’est pas remboursĂ©, mais cet aspect financier n’est pas premier dans l’opĂ©ration. Ce qui est premier, c’est la libĂ©ration du dĂ©biteur. IsaĂŻe a eu l’audace d’appliquer ce mot de Go’el » Ă  Dieu maniĂšre de dire Ă  la fois qu’il est le plus pro­che pa­rent de son peuple et qu’Il le li­bÚ­ phrase significative de ce texte et qui traduit une avancĂ©e trĂšs importante de la pensĂ©e juive pendant l’Exil Ă  Babylone c’est Ă  ce moment-lĂ  qu’Is­raĂ«l a dĂ©couvert l’amour de Dieu pour toute l’humanitĂ© et pas seulement pour son peuple. Il a compris que son Ă©lec­tion » est une mission au service du sa­lut de tou­te l'humanitĂ©. C’est ce qui explique la phrase Le SEIGNEUR a mon­trĂ© la saintetĂ© de son bras aux yeux de tou­tes les na­tions. Tous les lointains de la terre ont vu le salut de notre Dieu. » c’est-Ă -dire, bientĂŽt, elles reconnaĂźtront que Dieu est sauveur. En relisant ce texte Ă  l’occasion du la fĂȘte de NoĂ«l, Ă©videmment, cette prĂ©dication d’IsaĂŻe prend un sens nouveau ; plus que jamais, nous pouvons dire Le SEIGNEUR a mon­trĂ© la saintetĂ© de son bras aux yeux de tou­tes les na­tions. Tous les lointains de la terre ont vu le salut de notre Dieu. » Notre mission, dĂ©sormais, c’est d’ĂȘtre ces messagers qui annoncent la paix, ces mes­sa­gers de la bon­ne nou­vel­le, qui an­non­cent le sa­lut, ce­ux qui viennent di­re non seulement Ă  la ci­tĂ© sain­te mais au monde entier Il est roi, ton Dieu » !-PSAUME 97 98 , 1-6 1 Chantez au SEIGNEUR un chant nouveau, car il a fait des merveilles ; par son bras trĂšs saint, par sa main puissante, il s'est assurĂ© la victoire. 2 Le SEIGNEUR a fait connaĂźtre sa victoire et rĂ©vĂ©lĂ© sa justice aux nations ; 3 il s'est rappelĂ© sa fidĂ©litĂ©, son amour, en faveur de la maison d'IsraĂ«l. La terre tout entiĂšre a vu la victoire de notre Dieu. 4 Acclamez le SEIGNEUR, terre entiĂšre. son­nez, chan­tez, jouez ! 5 Jouez pour le SEIGNEUR sur la ci­tha­re, sur la ci­tha­re et tous les in­stru­ments ; 6 au son de la trom­pet­te et du cor 1, ac­cla­mez vo­tre roi, le SEIGNEUR !- La terre tout entiĂšre a vu la victoire de notre Dieu » c’est le peuple d’IsraĂ«l qui parle ici et qui dit notre » Dieu, affichant ainsi la relation tout-Ă -fait privilĂ©giĂ©e qui existe entre ce petit peuple et le Dieu de l’univers ; mais IsraĂ«l a peu Ă  peu compris que sa mission dans le monde est prĂ©cisĂ©ment de ne pas garder jalousement pour lui cette relation privilĂ©giĂ©e mais d’annoncer l’amour de Dieu pour tous les hommes, afin d’intĂ©grer peu Ă  peu l’humanitĂ© tout entiĂšre dans l’ psaume dit trĂšs bien ce que l’on pourrait appeler les deux amours de Dieu » son amour pour son peuple choisi, Ă©lu, IsraĂ«l... ET son amour pour l’humanitĂ© tout entiĂšre, ce que le psalmiste appelle les nations » ... Relisons le verset 2 Le SEIGNEUR a fait connaĂźtre sa victoire et rĂ©vĂ©lĂ© sa justice aux nations » les nations », ce sont tous les autres, les paĂŻens, ceux qui ne font pas partie du peuple Ă©lu. Mais vient aussitĂŽt le verset 3 Il s’est rappelĂ© sa fidĂ©litĂ©, son amour, en faveur de la maison d’IsraĂ«l », ce qui est l’expression consacrĂ©e pour rappeler ce qu’on appelle l’élection d’IsraĂ«l ». DerriĂšre cette toute petite phrase, il faut deviner tout le poids d’histoire, tout le poids du passĂ© les simples mots sa fidĂ©litĂ© », son amour » sont le rappel vibrant de l’Alliance c’est par ces mots-lĂ  que, dans le dĂ©sert, Dieu s’est fait connaĂźtre au peuple qu’il a choisi. Dieu d’amour et de fidĂ©litĂ© ». Cette phrase veut dire oui, IsraĂ«l est bien le peuple choisi, le peuple Ă©lu ; mais la phrase d’avant, et ce n’est peut-ĂȘtre pas un hasard si elle est placĂ©e avant, cette phrase qui parle des nations, rappelle bien que si IsraĂ«l est choisi, ce n’est pas pour en jouir Ă©goĂŻstement, pour se considĂ©rer comme fils unique, mais pour se comporter en frĂšre aĂźnĂ©. Comme disait AndrĂ© Chouraqui, le peuple de l’Alliance est destinĂ© devenir l’instrument de l’Alliance des peuples ». Un des grands acquis de la Bible, c’est que Dieu aime toute l’humanitĂ©, et pas seulement IsraĂ«l. Dans ce psaume, cette certitude marque la composition mĂȘme du texte ; si on regarde d’un peu plus prĂšs la construction de ces quelques versets, on remarque la disposition en inclusion » de ces deux versets 2 et 3 l’inclusion est un procĂ©dĂ© de style qu’on trouve souvent dans la Bible. Une inclusion, c’est un peu comme un encadrĂ©, dans un journal ou dans une revue ; bien Ă©videmment le but est de mettre en valeur le texte Ă©crit dans le cadre. Dans une inclusion, c’est la mĂȘme chose le texte central est mis en valeur, encadrĂ© » par deux phrases identiques, une avant, l’autre aprĂšs... Ici, la phrase centrale, qui parle d’IsraĂ«l, est encadrĂ©e par deux phrases synonymes qui parlent des nations Le SEIGNEUR a fait connaĂźtre sa victoire et rĂ©vĂ©lĂ© sa justice aux nations », voilĂ  la premiĂšre phrase donc, sur les nations ... la deuxiĂšme phrase, elle, concerne IsraĂ«l il s’est rappelĂ© sa fidĂ©litĂ©, son amour en faveur de la maison d’IsraĂ«l »... et voici la troisiĂšme phrase la terre tout entiĂšre a vu la victoire de notre Dieu ». Le mot nations » ne figure pas ici, mais il est remplacĂ© par l’expression la terre tout entiĂšre ». La phrase centrale sur ce qu’on appelle l’élection d’IsraĂ«l » est donc encadrĂ©e par deux phrases sur l’humanitĂ© tout entiĂšre. L’élection d’IsraĂ«l est centrale mais on n’oublie pas qu’elle doit rayonner sur l’humanitĂ© tout entiĂšre et cette construction le manifeste bien. Et quand le peuple d’IsraĂ«l, au cours de la fĂȘte des Tentes Ă  JĂ©rusalem, acclame Dieu comme roi, ce peuple sait bien qu’il le fait dĂ©jĂ  au nom de l’humanitĂ© tout entiĂšre ; en chantant cela, on imagine dĂ©jĂ  parce qu’on sait qu’il viendra le jour oĂč Dieu sera vraiment le roi de toute la terre, c’est-Ă -dire reconnu par toute la terre. La premiĂšre dimension de ce psaume, trĂšs importante, c’est donc l’insistance sur ce les deux amours de Dieu », pour son peuple choisi, d’une part, et pour toute l’humanitĂ©, d’autre part. Une deuxiĂšme dimension de ce psaume est la proclamation trĂšs appuyĂ©e de la royautĂ© de Dieu. Par exemple, on chante au Temple de JĂ©rusalem Acclamez le SEIGNEUR, terre entiĂšre, acclamez votre roi, le SEIGNEUR » Mais dire on chante », c’est trop faible ; en fait, par le vocabulaire employĂ© en hĂ©breu, ce psaume est un cri de victoire, le cri que l’on pousse sur le champ de bataille aprĂšs la victoire, la terouah » en l’honneur du vainqueur. Le mot de victoire revient trois fois dans les premiers versets. Par son bras trĂšs saint, par sa main puissante, il s’est assurĂ© la victoire » ... Le SEIGNEUR a fait connaĂźtre sa victoire et rĂ©vĂ©lĂ© sa justice aux nations »... La terre tout entiĂšre a vu la victoire de notre Dieu ». La victoire de Dieu dont on parle ici est double c’est d’abord la victoire de la libĂ©ration d’Égypte ; la mention par son bras trĂšs saint, par sa main puissante » est une allusion au premier exploit de Dieu en faveur des fils d’IsraĂ«l, la traversĂ©e miraculeuse de la mer qui les sĂ©parait dĂ©finitivement de l’Égypte, leur terre de servitude. L’expression Le SEIGNEUR t’a fait sortir de lĂ  d’une main forte et le bras Ă©tendu » Dt 5, 15 Ă©tait devenue la formule-type de la libĂ©ration d’Égypte ; on la retrouve par exemple dans le livre du DeutĂ©ronome et dans les psaumes. La formule il a fait des merveilles » est aussi un rappel de la libĂ©ration d’Égypte. Mais quand on chante la victoire de Dieu, on chante Ă©galement la victoire attendue pour la fin des temps, la victoire dĂ©finitive de Dieu contre toutes les forces du mal. Et dĂ©jĂ  on acclame Dieu comme jadis on acclamait le nouveau roi le jour de son sacre en poussant des cris de victoire au son des trompettes, des cornes et dans les applaudissements de la foule. Mais alors qu’avec les rois de la terre, on allait toujours vers une dĂ©ception, cette fois, on sait qu’on ne sera pas déçus ; raison de plus pour que cette fois la terouah » soit particuliĂšrement vibrante ! DĂ©sormais les ChrĂ©tiens acclament Dieu avec encore plus de vigueur parce qu’ils ont vu de leurs yeux le roi du monde depuis l’Incarnation du Fils, ils savent et ils affirment envers et contre tous les Ă©vĂ©nements apparemment contraires, que le RĂšgne de Dieu, c’est-Ă -dire de l’amour est dĂ©jĂ  - Les in­stru­ments de mu­si­que c'est par les psau­mes, et en par­ti­cu­lier le Ps 150 que l'on connaĂźt les in­stru­ments de mu­si­que de l'Ă©poque. Ici dé­jĂ , en voi­ci 3 Ă©nu­mé­rĂ©s ci­tha­re, trom­pet­te et Devant la CrĂšche, on ne peut pas s’empĂȘcher de penser que, pour l'instant la for­ce di­vi­ne du bras de Dieu qui li­bÚ­re son peu­ple re­po­se dans deux pe­ti­tes mains d' DEUXIÈME LECTURE – Lettre aux HĂ©breux 1, 1-61 À bien des reprises et de bien des maniĂšres, Dieu, dans le passĂ©, a parlĂ© Ă  nos pĂšres par les prophĂštes ;2 mais Ă  la fin, en ces jours oĂč nous sommes, il nous a parlĂ© par son Fils qu’il a Ă©tabli hĂ©ritier de toutes choses et par qui il a créé les Rayonnement de la gloire de Dieu, expression parfaite de son ĂȘtre, le Fils, qui porte l’univers par sa parole puissante, aprĂšs avoir accompli la purification des pĂ©chĂ©s, s’est assis Ă  la droite de la MajestĂ© divine dans les hauteurs des cieux ;4 et il est devenu bien supĂ©rieur aux anges, dans la mesure mĂȘme oĂč il a reçu en hĂ©ritage un nom si diffĂ©rent du En effet, Dieu dĂ©clara-t-il jamais Ă  un ange Tu es mon Fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendrĂ© ? » Ou bien encore Moi, je serai pour lui un pĂšre, et lui sera pour moi un fils ? »6 À l’inverse, au moment d’introduire le Premier-nĂ© dans le monde Ă  venir, il dit Que se prosternent devant lui tous les anges de Dieu. »- Dieu a par­lĂ© Ă  nos pÚ­res par les pro­phÚ­tes » ; Ă  travers cette phrase on devine que les destinataires de la lettre aux HĂ©breux sont des Juifs de­ve­nus chré­tiens. L’une des caractĂ©ristiques d’IsraĂ«l, c’est bien cette conviction que Dieu s’est rĂ©vĂ©lĂ© progressivement Ă  ce peuple qu’il a choisi. Parce que Dieu n’est pas Ă  la portĂ©e de l’homme, il faut bien qu’il se rĂ©vĂšle lui-mĂȘme. Vous connaissez la fameuse phrase de Paul dans la lettre aux ÉphĂ©siens Dieu nous a fait connaĂźtre le mystĂšre de sa volontĂ©... » Sous-entendu, nous ne l’aurions pas trouvĂ© tout seuls. Et cette rĂ©vĂ©lation ne pouvait ĂȘtre que progressive, tout comme l’éducation d’un enfant ne se fait pas en un jour. Au contraire, les pa­rents dis­ent Ă  leur en­fant pro­gres­si­ve­ment, au fur et Ă  me­su­re du dé­ve­lop­pe­ment de son in­tel­li­gen­ce, ce dont il a be­soin pour com­pren­dre le mon­de et la so­cié­tĂ© dans la­quel­le il vit. C’est exactement comme cela que MoĂŻse explique la pĂ©dagogie de Dieu dans le livre du DeutĂ©ronome Tu reconnais Ă  la rĂ©flexion que ton Dieu faisait ton Ă©ducation comme un homme fait celle de son fils » Dt 8, 5.Pour cette Ă©ducation progressive de son peuple, Dieu a sus­ci­tĂ©, Ă  cha­que Ă©po­que, des pro­phÚ­tes qui par­laient de sa part, dans des ter­mes qui cor­res­pon­daient Ă  la men­ta­li­tĂ© de l'Ă©poque. On dis­ait qu'ils Ă©taient la bou­che de Dieu ». Comme dit l’une des phrases de notre liturgie Tu les as formĂ©s par les prophĂštes dans l’espĂ©rance du salut. » PriĂšre Eucharistique N° IV. Parce que Dieu utilise avec son peuple cette pĂ©dagogie trĂšs progressive, il lui parle sous des for­mes frag­men­tai­res et va­riĂ©es », comme dit l’auteur de la l’auteur de la lettre aux HĂ©breux prend la plume, ce salut est arrivĂ© c’est pour cela qu’il coupe l’histoire de l’hu­ma­ni­tĂ© en deux pé­rio­des avant Jé­sus-Christ et de­puis Jé­sus-Christ. Avant JĂ©sus-Christ, c’est ce qu’il appelle le passĂ© ; depuis JĂ©sus-Christ, c’est ce qu’il appelle les derniers temps oĂč nous sommes », c’est le temps de l’accomplissement. En Jé­sus-Christ, le mon­de nou­veau est dé­jĂ  in­au­gu­rĂ©. Le Christ est en lui-mĂȘ­me l’accomplissement du pro­jet de Dieu, du des­sein bien­veillant ».AprĂšs l’éblouissement et la stupeur de la rĂ©surrection du Christ, la conviction des premiers ChrĂ©tiens s’est forgĂ©e peu Ă  peu oui, JĂ©sus de Nazareth est bien le Messie que le peuple juif attendait, mais il est bien diffĂ©rent de l’idĂ©e qu’on s’en Ă©tait faite Ă  l’avance. L’ensemble du Nouveau Testament mĂ©dite cette dĂ©couverte Ă©tonnante. Certains at­ten­daient un Mes­sie-roi, d’autres, un Mes­sie-pro­phÚ­te, d’autres, un Mes­sie-prĂȘ­tre. L’auteur de la lettre aux HĂ©breux, dans le passage d’aujourd’hui, nous dit Eh bien, mes frĂšres, Jé­sus est bien tout ce­ vous pro­po­se donc une re­mar­que sur cha­cun de ces trois points JĂ©sus est le Mes­sie-pro­phÚ­te qu’on attendait, il est le Mes­sie-prĂȘ­tre, il est le Mes­ commencer, Il est le Mes­sie - pro­phÚ­te l’auteur nous dit Dieu nous a par­lĂ© par ce Fils » Jé­sus est bien le pro­phÚ­te par ex­cel­len­ce ; si les prophĂštes de l’Ancien Testament Ă©taient la bou­che de Dieu », lui, il est la Pa­ro­le mĂȘ­me de Dieu, la Pa­ro­le crĂ©a­tri­ce par qui Dieu a créé les mon­des » v. 2. Mieux en­co­re, il est le re­flet res­plen­dis­sant de la gloi­re du PÚ­re » v. 31 ; il di­ra lui-mĂȘ­me qui m’a vu a vu le PÚ­re » il est l’expression par­fai­te de l’ĂȘtre de Dieu.Ensuite, Il est le Mes­sie - prĂȘ­tre C’était le rέle du grand-prĂȘ­tre d’ĂȘtre l’intermĂ©diaire en­tre Dieu et le peu­ple pé­cheur ; or, en vi­vant une re­la­tion d’amour par­fai­te avec son PÚ­re, une vé­ri­ta­ble re­la­tion fi­lia­le, Jé­sus-Christ res­tau­re l’Alliance en­tre Dieu et l’humanitĂ©. Il est donc le grand-prĂȘ­tre par ex­cel­len­ce, qui ac­com­plit la pu­ri­fi­ca­tion des pé­chĂ©s » cet­te pu­ri­fi­ca­tion des pé­chĂ©s », l’auteur re­vien­dra lon­gue­ment sur ce thÚ­me dans la suite de sa lettre, Jé­sus l’a opé­rĂ©e en vi­vant tou­te sa vie dans une relation parfaitement filiale, com­me un par­fait dia­lo­gue d’amour et d’obĂ©issance » avec son PÚ­ Il est le Mes­sie - roi L’auteur lui ap­pli­que des ti­tres et des pro­phé­ties qui concer­naient le Mes­sie on a lĂ  l’image du trέne royal, il est as­sis Ă  la droi­te de la Ma­jes­tĂ© di­vi­ne », et sur­tout il est ap­pe­lĂ© Fils de Dieu » or c’était le ti­tre qui Ă©tait confé­rĂ© au nou­veau roi le jour de son sa­cre. Tu es mon fils, aujourd’hui je t’ai en­gen­drĂ© », Ă©tait l’une des phra­ses de la cé­ré­mo­nie du sa­cre re­pri­se par le psau­me 2. Et le prophĂšte Natan avait annoncĂ© Je serai pour lui un PĂšre et il sera pour moi un fils. » 2 S 7, 14. Et, Ă  la diffĂ©rence des rois de la terre, lui, Il est roi sur tou­te la crĂ©a­tion, mĂȘ­me les An­ges l’auteur nous dit il est placĂ© bien au-des­sus des An­ges, il a re­çu en hé­ri­tage un Nom bien plus grand que les leurs » v. 4. Et lorsqu’il dit Au mo­ment d'introduire le Pre­mier-nĂ© dans le mon­de Ă  ve­nir, Dieu dit Que tous les an­ges de Dieu se pro­ster­nent de­vant lui », l’auteur annonce que le Christ est Dieu lui-mĂȘme ! Puisque Dieu seul a droit Ă  l’adoration des Anges. PrĂȘ­tre, pro­phÚ­te et roi, Jé­sus l’est donc, c’est pour­quoi on peut l’appeler Christ qui veut di­re Mes­sie » ; mais ce tex­te nous ré­vÚ­le en mĂȘ­me temps no­tre pro­pre gran­deur puis­que no­tre vo­ca­tion est d’ĂȘtre in­ti­me­ment unis Ă  Jé­sus-Christ, de de­ve­nir Ă  no­tre tour les re­flets de la gloi­re du PÚ­re... d’ĂȘtre Ă  no­tre tour ap­pe­lĂ©s Fils... d’ĂȘtre rois en lui... prĂȘ­tres en lui... pro­phÚ­tes en lui. Au jour de notre baptĂȘme, le prĂȘtre nous a annoncĂ© que, dĂ©sormais, nous Ă©tions membres du Christ, PrĂȘtre, ProphĂšte et si ce pas­sa­ge nous est pro­po­sĂ© dĂšs le jour de NoĂ«l, c’est pour que nous sa­chions dé­jĂ  dé­chif­frer le mys­tÚ­re de la crÚ­che Ă  cet­te pro­fon­deur-lĂ . L’enfant qui nous est don­nĂ© Ă  contem­pler est por­teur de tout ce mys­tÚ­re-lĂ  et nous en lui, par lui et avec lui. -Note sur HĂ©breux 1,3Dans l’expression Rayonnement de la gloire de Dieu », on peut entendre un Ă©cho de l’épisode de la Transfiguration de a longtemps cru que la lettre aux HĂ©breux Ă©tait de saint Paul. Aujourd’hui, on dit souvent par maniĂšre de boutade Ce n’est pas une lettre, elle n’est pas de saint Paul, elle ne s’adresse pas aux HĂ©breux. » Le mot HĂ©breux », dans cet Ă©crit, dĂ©signe probablement d’anciens Juifs devenus chrĂ©tiens. Cela expliquerait ses allusions trĂšs frĂ©quentes aux textes bibliques et aux pratiques sur HĂ©breux 1,3Dans l’expression Rayonnement de la gloire de Dieu », on peut entendre un Ă©cho de l’épisode de la Transfiguration de a longtemps cru que la lettre aux HĂ©breux Ă©tait de saint Paul. Aujourd’hui, on dit souvent par maniĂšre de boutade Ce n’est pas une lettre, elle n’est pas de saint Paul, elle ne s’adresse pas aux HĂ©breux. » Le mot HĂ©breux », dans cet Ă©crit, dĂ©signe probablement d’anciens Juifs devenus chrĂ©tiens. Cela expliquerait ses allusions trĂšs frĂ©quentes aux textes bibliques et aux pratiques de JĂ©sus Christ selon saint Jean 1, 1-181 Au commencement Ă©tait le Verbe, et le Verbe Ă©tait auprĂšs de Dieu, et le Verbe Ă©tait Il Ă©tait au commencement auprĂšs de C’est par lui que tout est venu Ă  l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans En lui Ă©tait la vie, et la vie Ă©tait la lumiĂšre des hommes ;5 la lumiĂšre brille dans les tĂ©nĂšbres, et les tĂ©nĂšbres ne l’ont pas Il y eut un homme envoyĂ© par Dieu ; son nom Ă©tait Il est venu comme tĂ©moin, pour rendre tĂ©moignage Ă  la LumiĂšre, afin que tous croient par Cet homme n’était pas la LumiĂšre, mais il Ă©tait lĂ  pour rendre tĂ©moignage Ă  la Le Verbe Ă©tait la vraie LumiĂšre, qui Ă©claire tout homme en venant dans le Il Ă©tait dans le monde, et le monde Ă©tait venu par lui Ă  l’existence, mais le monde ne l’a pas Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas Mais Ă  tous ceux qui l’ont reçu, il a donnĂ© de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son Ils ne sont pas nĂ©s du sang, ni d’une volontĂ© charnelle, ni d’une volontĂ© d’homme ils sont nĂ©s de Et le Verbe s’est fait chair, il a habitĂ© parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son PĂšre comme Fils unique, plein de grĂące et de Jean le Baptiste lui rend tĂ©moignage en proclamant C’est de lui que j’ai dit Celui qui vient derriĂšre moi est passĂ© devant moi, car avant moi il Ă©tait. »16 Tous, nous avons eu part Ă  sa plĂ©nitude, nous avons reçu grĂące aprĂšs grĂące ;17 car la Loi fut donnĂ©e par MoĂŻse, la grĂące et la vĂ©ritĂ© sont venues par JĂ©sus Christ. 18 Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du PĂšre, c’est lui qui l’a fait Au com­men­ce­ment » Jean re­prend vo­lon­tai­re­ment le pre­mier mot de la Ge­nÚ­se Be­res­hit » ; il faut en­ten­dre la pro­fon­deur de ce mot ce n'est pas une pré­ci­sion d'ordre chro­no­lo­gi­que ! Ce qui com­men­ce, c'est ce qui com­man­de tou­te l'histoire hu­mai­ne, c'est l'origine, le fon­de­ment de tou­tes cho­ses ... Au com­men­ce­ment Ă©tait le VER­BE » tout est mis sous le si­gne de la Pa­role, Pa­role d'Amour, Dia­lo­gue... Voi­lĂ  l'O­ri­gine, le com­men­ce­ment de tou­tes cho­ses... Et le Ver­be Ă©tait au com­men­ce­ment au­prĂšs de Dieu » v. 2-3 en grec c'est pros ton ThĂ©on »qui veut di­re lit­té­ra­le­ment tour­nĂ© vers Dieu » ; le Ver­be Ă©tait tour­nĂ© vers Dieu... C'est l'attitude du dia­lo­gue. Quand on dit Je t'aime », ou quand on dia­lo­gue vrai­ment avec quelqu'un, on lui fait fa­ce ; on est tour­nĂ© vers lui » ; quand on lui tour­ne le dos, qu'on se dé­tour­ne, le dia­lo­gue est rom­pu ; et il fau­dra fai­re de­mi-tour pour re­nouer le dia­lo­gue. Ce que saint Jean nous dit ici est ca­pi­tal la CrĂ©a­tion tout en­tiÚ­re, puis­que rien n'a Ă©tĂ© fait sans le Ver­be, la CrĂ©a­tion tout en­tiÚ­re est le fruit du dia­lo­gue d'amour du PÚ­re et du Fils ; et nous, Ă  no­tre tour, nous som­mes créés dans ce dia­lo­gue et pour ce dia­lo­gue. Nous sommes le fruit d’un dialogue d’amour. Bien sĂ»r, c’est vrai concrĂštement au niveau de l’acte qui nous a engendrĂ©s chacun Ă  la vie. Mais, spirituellement, nous pouvons nous dire que nous sommes le fruit de l’amour de Dieu.La vo­ca­tion de l'humanitĂ©, d'Adam, pour re­pren­dre le mot de la Ge­nÚ­se, c'est de vi­vre un par­fait dia­lo­gue d'amour avec le PÚ­re. Mais tou­te no­tre his­toi­re hu­mai­ne, mal­heu­reu­se­ment, Ă©ta­le le contrai­re. Le ré­cit de la chu­te d'Adam et Eve, au deuxiÚ­me cha­pi­tre de la Ge­nÚ­se, nous le dit Ă  sa ma­niÚ­re il mon­tre bien que le dia­lo­gue est rom­pu ; l'homme et la fem­me se sont mé­fiĂ©s de Dieu, ont soup­çon­nĂ© Dieu d'ĂȘtre mal in­ten­tion­nĂ© Ă  leur Ă©gard ; c'est le contrai­re mĂȘ­me du dia­lo­gue d'amour ! Nous le sa­vons bien quand le soup­çon tra­ver­se nos re­la­tions, le dia­lo­gue est em­poi­son­nĂ©. Et, dans no­tre vie per­son­nel­le, tou­te l'histoire de no­tre re­la­tion Ă  Dieu pour­rait ĂȘtre re­pré­sen­tĂ©e com­me cela nous sommes tan­tĂŽt tour­nĂ©s vers lui, tan­tĂŽt dé­tour­nĂ©s et il nous faut alors fai­re de­mi-tour pour qu'il puis­se re­nouer le dia­lo­gue... De­mi-tour », c'est exac­te­ment le sens du mot conver­sion » dans la Bi­ Christ, lui, vit en per­fec­tion ce dia­lo­gue sans om­bre avec le PÚ­re il vient pren­dre la tĂȘ­te de l'humanitĂ© ; j'ai en­vie de di­re il est le OUI » de l'humanitĂ© au PÚ­re. Il vient vi­vre ce OUI » au quo­ti­dien ; et alors, par lui, nous som­mes ré­in­tro­duits dans le dia­lo­gue pri­mor­dial Tous ceux qui l'ont re­çu, ceux qui croient en son nom, il leur a don­nĂ© de pou­voir de­ve­nir en­fants de Dieu. » C'est-Ă -di­re de re­tro­u­ver cet­te re­la­tion fi­lia­le, confian­te, sans om­bre. Et son seul but, c'est que l'humanitĂ© tout en­tiÚ­re puis­se ren­tre dans ce dia­lo­gue d'amour ; ceux qui croient en son nom », ce sont ceux qui lui font confiance, qui marchent Ă  sa suite. Afin que le mon­de croie » c'est le sou­hait ardent de Jé­sus Que tous soient Un comme toi, PĂšre, tu es en moi, et que je suis en toi, qu’ils soient en nous, eux aussi, afin que le monde croie que tu m’as envoyĂ©. » Jn 17, 21. Je re­prends une phra­se de Kier­ke­gaard Le contrai­re du pé­chĂ©, ce n'est pas la ver­tu, le contrai­re du pé­chĂ©, c'est la foi ». Croi­re », c'est fai­re confian­ce au PÚ­re, sa­voir en tou­tes cir­con­stan­ces, quoi qu'il nous ar­ri­ve, que Dieu est bien­veillant, ne ja­mais soup­çon­ner Dieu, ne jamais dou­ter de l'amour de Dieu pour nous et pour le mon­de... et du coup, bien sĂ»r, re­gar­der le mon­de avec ses yeux. Re­gar­der le mon­de avec les yeux de Dieu Le Ver­be s'est fait chair », ce­la veut di­re que Dieu est par­mi nous ; qu'il n'y a pas be­soin de s'Ă©vader du mon­de pour ren­con­trer Dieu. C'est dans la chair » mĂȘ­me, dans la ré­a­li­tĂ© du mon­de que nous li­sons sa Pré­sen­ce. Com­me Jean-Bap­tis­te, Ă  no­tre tour, nous som­mes en­voyĂ©s com­me té­moins de cet­te Pré­sen­ce. 1re Lecture Actes 10, la 1ere lecture tirĂ©e des Actes des ApĂŽtres lue le 6e dimanche de PĂąques, annĂ©e B 9 mai 2021, on lit que Le Bon Pasteur accueille tous les peuples. L’Esprit Saint a poussĂ© les apĂŽtres Ă  tĂ©moigner dans ce juif ne devait pas entrer chez un paĂŻen. Cela, le centurion de l’évangile le savait si bien qu’il avait dĂ©clarĂ© Ă  JĂ©sus “Je ne suis pas digne que tu entres chez moi !” Matthieu 8,8. Pierre brisait donc un tabou en descendant chez Corneille, cet autre centurion. Or cette rencontre a provoquĂ© la stupĂ©faction, car l’Esprit Saint lui-mĂȘme s’était mis de la partie il s’était manifestĂ© Ă  profusion dans cette maison paĂŻenne, comme il l’avait fait le jour de la l’Esprit Saint ne fait pas de diffĂ©rence entre juifs et paĂŻens, les apĂŽtres ne pouvaient plus hĂ©siter Ă  accueillir ces derniers comme les premiers et Ă  les admettre tous ensemble au repas du Seigneur. Le pas Ă©tait franchi et le baptĂȘme de Corneille est devenu l’argument dĂ©terminant, que Pierre exposera dans l’assemblĂ©e de JĂ©rusalem Ac 15,8, en faveur de l’admission des paĂŻens dans l’Église. Les centurions Ă©taient des officiers de l’armĂ©e romaine, leur grade peut correspondre Ă  celui de capitaine.Psaume 97 - 6e dimanche de PĂąques B6e dimanche de PĂąques, annĂ©e B 9 mai 2021. Lorsqu’on admire quelqu’un, on voudrait que le monde entier partage cette admiration. De mĂȘme, le psalmiste voudrait que l’univers partage son adoration. Avec lui, appelons le jour oĂč tous les hommes chanteront notre Dieu, vainqueur de la au Seigneur un chant nouveau,car il a fait des merveilles ;par son bras trĂšs saint, par sa main puissante,il s’est assurĂ© la Seigneur a fait connaĂźtre sa victoireet rĂ©vĂ©lĂ© sa justice aux nations ;il s’est rappelĂ© sa fidĂ©litĂ©, son amour,en faveur de la maison d’ terre tout entiĂšre a vula victoire de notre le Seigneur, terre votre roi, le Seigneur !2e Lecture 1 Jean 4,7-10Dimanche 9 mai 2021, 6e dimanche de PĂąques, annĂ©e B. Dans ce passage de la 1Ăšre lettre de Jean, le mot “amour” suffit Ă  dĂ©finir Dieu, encore faut-il l’entendre au sens le plus fort et le plus intense, et en tirer les quelques phrases de cette lecture dĂ©crivent en peu de mots tout le circuit de l’amour Dieu est amour et source de tout amour, un amour si grand qu’il est allĂ© jusqu’au don de son Fils, pour donner la vie au Dieu nous adopte pour ses enfants, la logique de la paternitĂ© veut que les enfants ressemblent Ă  leur PĂšre, c’est-Ă -dire qu’ils aient de l’amour les uns pour les autres, Ă  l’exemple de Dieu. Cet enseignement est Ă©galement proposĂ© dans l’évangile de ce Jean 15,9-17Dans ce passage de l’évangile de Jean proclamĂ© le 6e dimanche de PĂąques, annĂ©e B 9 mai 2021, on peut lire que la veille de sa Passion, JĂ©sus a rĂ©vĂ©lĂ© son grand commandement, qu’il a lui-mĂȘme mis en pratique le aimer quelqu’un qu’on ne voit pas ? Certainement, car c’est bien la justification des petites annonces matrimoniales qui, Ă  partir de quelques informations, suscitent des reprĂ©sentations affectives et font naĂźtre l’amour dans la pensĂ©e ! C’est aussi le cas pendant le temps des sĂ©parations. L’amour naĂźt et se dĂ©veloppe dans le cƓur et l’esprit. Aussi, en Ă©voquant les multiples signes de son amour pour ses frĂšres et sƓurs humains, JĂ©sus suscite-t-il la rĂ©ponse aimante dans nos cƓurs et dans notre mĂ©moire pendant le temps de son absence, jusqu’à son retour “Demeurez dans mon amour”.La proclamation, chaque dimanche, des gestes de solidaritĂ© et de dĂ©vouement du Christ nourrit nos pensĂ©es et suscite nos rĂ©ponses dans les cĂ©lĂ©brations, c’est un dialogue dans l’amitiĂ©. L’évangile de ce dimanche contient cette parole reconnue comme l’essentiel du message chrĂ©tien “Aimez-vous les uns les autres”. La suite de la phrase est encore plus importante, car elle caractĂ©rise l’amour chrĂ©tien la rĂ©fĂ©rence en est le Christ lui-mĂȘme, “comme je vous ai aimĂ©s”.Expliquez-moi Saint-chrĂȘmeDans la 1Ăšre lecture lue le 6e dimanche de PĂąques, annĂ©e B 9 mai 2021, Pierre donne l’ordre de baptiser tous ceux qui ont reçu l’Esprit-Saint. Aujourd’hui, les baptisĂ©s sont oints avec du Saint-ChrĂȘme. Quelle est sont origine ?Les enfants auront toujours quelques difficultĂ©s avec l’orthographe et la signification du mot chrĂȘme, dĂ©rivĂ© du grec en passant par le latin, et qui servait Ă  nommer une huile parfumĂ©e, dont on se frottait aprĂšs le bain, dans les thermes les chrĂ©tiens, le saint-chrĂȘme est cette huile parfumĂ©e, bĂ©nie par les Ă©vĂȘques dans leurs cathĂ©drales, le Jeudi saint, pour ĂȘtre distribuĂ©e dans les paroisses et rĂ©pandue en onctions au baptĂȘme et Ă  la confirmation. À la PentecĂŽte et dans la maison de Corneille, l’Esprit Saint avait investi les apĂŽtres et les nouveaux convertis sous l’apparence d’un feu qui enveloppe, illumine et enflamme d’ardeur. Cette action de l’Esprit est maintenant reprĂ©sentĂ©e par le saint-chrĂȘme, dont on enveloppe le front du baptisĂ©. Dans la grande priĂšre adressĂ©e Ă  Dieu pour la bĂ©nĂ©diction de cette huile sainte, l’évĂȘque en proclame la haute signification “Le Christ, aprĂšs sa PĂąque, a rempli l’Église de ton Esprit Saint. Cette huile emprunte au Christ le nom de saint-chrĂȘme. Que chaque baptisĂ© imprĂ©gnĂ© de l’onction sanctifiante devienne temple de l’Esprit, soit fortifiĂ© par l’onction de l’Esprit et rendu semblable au Christ.” Refrain Le Seigneur a rĂ©vĂ©lĂ© sa justice aux nations. Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles ; par son bras trĂšs saint, par sa main puissante, il s’est assurĂ© la victoire. R Le Seigneur a fait connaĂźtre sa victoire, et rĂ©vĂ©lĂ© sa justice aux nations ; il s’est rappelĂ© sa fidĂ©litĂ©, son amour, en faveur de la maison d’IsraĂ«l. R La terre tout entiĂšre a vu la victoire de notre Dieu. Acclamez le Seigneur, terre entiĂšre, sonnez, chantez, jouez. R Jouez pour le Seigneur sur la cithare, sur la cithare et tous les instruments ; au son de la trompette et du cor, acclamez votre roi, le Seigneur ! R GĂ©lySt ClĂ©mentPradesSt VincentLe TriadouMurlesGrabelsCombaillauxLes MatellesCombaillaux - Grabels - Les Matelles - Montferrier sur Lez - Murles - Prades le Lez - Le Triadou St GĂ©ly du Fesc - St ClĂ©ment de RiviĂšre - St Vincent de Barbeyrargues Lectures du jour 27 aoĂ»t Sainte Monique - MÚre de saint Augustin d'Hippone ✝ 387 Lectures de dimanche prochain Retour accueil Les paroisses Back Les prĂȘtres Les Ă©glises SolidaritĂ© Back associations/ mouvements d'Eglise autres associations Groupes de partage et priĂšres Back Groupes de partage PriĂšres Psaume 97 Le Seigneur fait connaĂźtre sa victoire Pour voir les Ă©lĂ©ments dĂ©sirĂ©s, cliquer sur les icĂŽnes Partition Il y a de nombreuses façons d'annoncer la Bonne Nouvelle. L'une d'elle, particuliĂšrement, m'interpelle toujours, tant j'ai des doutes quant Ă  son efficacitĂ© c'est celle qui consiste Ă  proclamer au nez de quelqu'un sans prĂ©liminaire aucun JĂ©sus t'aime ; il est mort pour toi»1. Le nĂ©ophyte2 se surprend Ă  demander "Mais pourquoi donc faudrait-il que quelqu'un meure pour moi, d'abord ?". Si vous ĂȘtes dans ce cas, alors je vous conseille de profiter de ce temps de l'Avent pour lire un peu la Bible l'Eglise passe en revue ces jours-ci toute l'histoire du Salut ! Profitez-en quatre semaine pour comprendre tout ce que l'Eglise proclame, c'est pas cher payĂ©, si ? Aujourd'hui, 8 dĂ©cembre, on parle beaucoup de Marie, et de son rapport avec Ève. Sauf que disserter lĂ -dessus3 n'a absolument aucun intĂ©rĂȘt tant qu'on a pas compris ce qui se cache derriĂšre ou plutĂŽt ce qui est rĂ©vĂ©lĂ© par lĂ  l'histoire du Salut. 1Ăšre Ă©tape la crĂ©ation Aujourd'hui donc, c'est la seconde lecture qui nous rappelle le plan originel de Dieu4. Ce plan est positif pour nous Dieu nous a fait bons et Il nous destinait Ă  partager avec Lui ce pur bonheur qu'est la Vie divine. EphĂ©s. 1, BĂ©ni soit Dieu, le PĂšre de notre Seigneur JĂ©sus Christ. Dans les cieux, il nous a comblĂ©s de sa bĂ©nĂ©diction spirituelle en JĂ©sus Christ. En lui, il nous a choisis avant la crĂ©ation du monde, pour que nous soyons, dans l'amour, saints et irrĂ©prochables sous son nous a d'avance destinĂ©s Ă  devenir pour lui des fils par JĂ©sus Christ voilĂ  ce qu'il a voulu dans sa bienveillance, Ă  la louange de sa gloire, de cette grĂące dont il nous a comblĂ©s en son Fils bien-aimĂ©, En lui, Dieu nous a d'avance destinĂ©s Ă  devenir son peuple ; car lui, qui rĂ©alise tout ce qu'il a dĂ©cidĂ©, il a voulu que nous soyons ceux qui d'avance avaient espĂ©rĂ© dans le Christ, Ă  la louange de sa gloire. Assez cool, hein ? sauf que... 2Ăšme Ă©tape rupture d'alliance Sauf que, Il a voulu tellement tout nous donner qu'Il nous a donnĂ© la libertĂ©. Ce qui est une bonne chose, convenons-en. Le truc, c'est qu'on s'est mis Ă  prĂ©fĂ©rer notre libertĂ© et notre indĂ©pendance que notre relation avec Lui. On a prĂ©fĂ©rĂ© le Don au Donateur. Je me dis souvent que ce serait plus facile si j'Ă©tais le seul maĂźtre Ă  bord l'enfer, c'est les autres, non ? Non, l'enfer, c'est l'amour de soi jusqu'au mĂ©pris des autres. Et quand on rĂ©alise qu'on s'est plantĂ© "j'ai pris peur", plutĂŽt que de reconnaĂźtre son erreur, on prĂ©fĂšre accuser les autres en premier lieu, les femmes5. C'est ce que raconte la premiĂšre lecture Gn 3, Le Seigneur Dieu appela l'homme et lui dit OĂč es-tu donc ? » L'homme rĂ©pondit Je t'ai entendu dans le jardin, j'ai pris peur parce que je suis nu6, et je me suis cachĂ©. » Le Seigneur reprit Qui donc t'a dit que tu Ă©tais nu ? Je t'avais interdit de manger du fruit de l'arbre ; en aurais-tu mangĂ© ? » L'homme rĂ©pondit La femme que tu m'as donnĂ©e, c'est elle qui m'a donnĂ© du fruit de l'arbre, et j'en ai mangĂ©. » Le Seigneur Dieu dit Ă  la femme Qu'as-tu fait lĂ  ? » La femme rĂ©pondit Le serpent m'a trompĂ©e, et j'ai mangĂ©. » Alors le Seigneur Dieu dit au serpent Parce que tu as fait cela, tu seras maudit parmi tous les animaux et toutes les bĂȘtes des champs. Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussiĂšre tous les jours de ta vie. Je mettrai une hostilitĂ© entre la femme et toi, entre sa descendance et ta descendance sa descendance te meurtrira la tĂȘte, et toi, tu lui meurtriras le talon. » L'homme appela sa femme Ève c'est-Ă -dire la vivante, parce qu'elle fut la mĂšre de tous les vivants. On oublie souvent parce qu'on s'arrĂȘte Ă  ce verset sans regarder la suite que c'est ici que naissent la mort, le travail eh oui, pas Ă©tonnant que ce soit dĂ©plaisant, la fĂȘlure qui distord notre vision du monde et nous fait douter de la bontĂ© du CrĂ©ateur. 3Ăšme Ă©tape Dieu nous cherche J'ai rompu l'Alliance avec Dieu en voulant faire ma vie tout seul dans mon coin, en voulant ĂȘtre le centre de mon propre univers. Le truc, c'est que Dieu nous aime [parce qu'il voit encore en nous la beautĂ© qu'il y a mise au jour de notre crĂ©ation], et est convaincu qu'on gagnerait Ă  vivre avec lui. Pas que ça changerait grand chose Ă  son Ă©tat Ă  Lui, mais Il est plutĂŽt altruiste, Dieu. Donc, au cours des temps, Il essaie Ă  de nombreuses reprises de renouer une alliance avec les hommes, en lui pardonnant les fois oĂč il se plante. Ps 9897, Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles ; par son bras trĂšs saint, par sa main puissante, il s'est assurĂ© la victoire. Le Seigneur a fait connaĂźtre sa victoire et rĂ©vĂ©lĂ© sa justice aux nations ; il s'est rappelĂ© sa fidĂ©litĂ©, son amour, en faveur de la maison d'IsraĂ«l ; la terre tout entiĂšre a vu la victoire de notre Dieu. Acclamez le Seigneur, terre entiĂšre, sonnez, chantez, jouez ; au son de la trompette et du cor, acclamez votre roi, le Seigneur ! Ca vaut bien le coup de le chanter, non ? Le psaume reprend effectivement cette fidĂ©litĂ©, mais annonce aussi quelque chose qui n'est pas encore arrivĂ© au jour oĂč il a Ă©tĂ© Ă©crit vient un temps oĂč la victoire de Dieu c'est Ă  dire notre bonheur sera totale. Ce temps est un temps historique on n'est pas dans le concept, mais dans la rĂ©alitĂ© concrĂšte de notre humanitĂ© que les prophĂštes de la Bible annoncent. 4Ăšme Ă©tape Fiat Ă  l'Incarnation ! Ce temps arrive... Dieu, voyant que nous, hommes, continuons toujours de douter qu'il est possible d'aimer vraiment et que nous en soyons capables, se dit qu'il va faire un truc incroyable il va se faire Homme ! Comme ça, il nous montre clairement deux choses la premiĂšre, c'est que la condition d'homme est rĂ©ellement positive, est vraiment Ă  l'image de Dieu. La seconde, c'est que l'amour vrai existe et qu'il consiste Ă  donner sa vie, Ă  se donner soi-mĂȘme c'est ce que montre la crucifixion, oĂč Dieu respecte Ă  ce point notre libre-arbitre qu'il accepte de se faire crucifier plutĂŽt que d'aller contre7. Mais pour prendre cette dĂ©cision de sceller une alliance dĂ©finitive et indĂ©libile avec les hommes, Dieu va -comble de l'humilitĂ© !- demander l'autorisation de l'humanitĂ©. En l'espĂšce, d'une femme particuliĂšre, Marie, que l'Eglise vĂ©nĂšre depuis 2 000 ans pour avoir su dire "oui, fiat " Ă  Dieu alors que depuis des millĂ©naires nous n'avons su lui dire que non8. Ce "oui" permet Ă  Dieu d'entamer une oeuvre de re-crĂ©ation que chantait le psaume par anticipation. Lc 1,26-38. Au sixiĂšme mois d'Elisabeth, l'ange Gabriel fut envoyĂ© par Dieu dans une ville de GalilĂ©e, appelĂ©e Nazareth, Ă  une jeune fille, une vierge, accordĂ©e en mariage Ă  un homme de la maison de David, appelĂ© Joseph9 ; et le nom de la jeune fille Ă©tait Marie. L'ange entra chez elle et dit Je te salue, ComblĂ©e-de-grĂące, le Seigneur est avec toi. »10 A cette parole, elle fut toute bouleversĂ©e, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L'ange lui dit alors Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvĂ© grĂące auprĂšs de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de JĂ©sus. Il sera grand, il sera appelĂ© Fils du TrĂšs-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trĂŽne de David son pĂšre ; il rĂ©gnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son rĂšgne n'aura pas de fin. » Marie dit Ă  l'ange Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? » L'ange lui rĂ©pondit L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du TrĂšs-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naĂźtre sera saint, et il sera appelĂ© Fils de Dieu. Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est Ă  son sixiĂšme mois, alors qu'on l'appelait 'la femme stĂ©rile'. Car rien n'est impossible Ă  Dieu. » Marie dit alors Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. » Alors l'ange la quitta. Extraits de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

le seigneur a fait connaitre sa victoire