En2012, l'ex-Miss France divorçait de Camille Le Maux, son premier mari et pÚre de son fils Oscar, aujourd'hui ùgé de 7 ans. Et si leur couple tient bon, Anne-Elisabeth Lemoine et son mari Philippe entretiennent l'image d'un couple discret. Levy est marié en troisiÚme mariage avec l'actrice française Arielle Dombasle.
Aujourdhui chroniqueuse multi-cartes et fondatrice du site de la web tĂ©lĂ© RĂ©acân Roll, Ălisabeth Levy fait partie avec Ăric Zemmour, Ivan Rioufol, Robert MĂ©nard et Philippe Cohen, des journalistes «
AffaireDSK : Anne Sinclair, combative et effondrée. Ce n'est pas la premiÚre fois qu'Anne Sinclair traverse des difficultés au cÎté de son mari. Mais c'est sans aucun doute la crise la plus
ï»żElisabethLĂ©vy : « les juifs sont Ă lâavant-poste du malheur français » La nouvelle Une du magazine Causeur unit la France et les Juifs dans un destin commun inextricable
89& 89 bis rue du Commerce 37000 Tours ; hillsborough disaster photos. cisco grade 10 salary san jose; mcmenamins edgefield insane asylum
Cest comme un retour vers le futur, comme si nous Ă©tions en train de revivre la mĂȘme situation qu'en 2017 avec des dizaines voir des centaines d'artistes qui se mobilisent pour tenter de faire
5Yd1. Actu A la tĂȘte du magazine "Causeur", la polĂ©miste pourfend le politiquement correct. Et ne craint pas de rire avec les extrĂȘmes. L'avantage de dresser le portrait d'une fille qui raconte son Ă©poque, une Ă©poque qui adore les romans Ă clĂ©s et l'autofiction, c'est qu'on peut se passer de la dĂ©crire. A peine besoin de raconter ses yeux ronds comme des billes et ses airs de Betty Boop sous les cheveux bouclĂ©s, sa voix de rogomme, fumeuse et bonne vivante, ou ses accents de Madame Sans-GĂȘne les romanciers ont fait ça avant vous. Elisabeth LĂ©vy, directrice de la rĂ©daction du nouveau mensuel d'idĂ©es Causeur, polĂ©miste Ă la mode sur tous les fronts de la laĂŻcitĂ© Ă la filiation en passant par la prostitution et "antipolitiquement correcte" de profession, est, Ă 49 ans, un personnage si installĂ© qu'on la croise au dĂ©tour de tas d'essais, de journaux intimes et mĂȘme de fictions. Chez le romancier François Taillandier, elle est une "journaliste en vue" qui rit beaucoup, y compris Ă ses propres bons mots Il n'y a personne dans les tombes, Stock, 2007. Le directeur de la rĂ©daction de Marianne, Joseph MacĂ©-Scaron, l'a croquĂ©e en Sarah Berg, rĂ©dactrice un brin sarkozyste avec "des leçons plein la bouche, et des livres plein les mains" Ticket d'entrĂ©e, Grasset, 2011. Chez l'Ă©crivain Christian Authier, elle s'appelle Isabelle Laval. "Journaliste multicarte" au "dĂ©bit de mitraillette ponctuĂ© de reniflements [...], recyclĂ©e dans une sorte de positionnement non conformiste qui commençait Ă sĂ©duire Ă l'heure de la "fin des idĂ©ologies"" Une belle Ă©poque, Stock, 2008. Une rĂ©fĂ©rence implicite Ă "l'esprit des annĂ©es trente" ? "Ardente, vive, agitĂ©e, batailleuse, Ă©prise de controverse, susceptible et charmante", prĂ©fĂšre feu l'essayiste Philippe Muray dans Festivus festivus Fayard, un livre d'entretiens rĂ©alisĂ©s avec la journaliste, en 2005. Ce fut son grand maĂźtre, celui dont elle buvait les paroles, Ă une table du SĂ©lect, boulevard du Montparnasse. Chez Renaud Camus, l'Ă©crivain qui a appelĂ© Ă voter Marine Le Pen et qui tient chaque jour son journal l'annĂ©e 2009 est dĂ©dicacĂ©e Ă Elisabeth LĂ©vy, on apprend que l'infatigable polĂ©miste passe des vacances familiales chez les Finkielkraut les "Fink", comme elle dit, dans le Luberon. Ne manquent, en somme, que ses mensurations. "1,54 m pour 47 kilos", dĂ©voilait en 2002 la bande-annonce d'un des premiers numĂ©ros de "Culture et dĂ©pendances", sur France 3, oĂč Elisabeth tenait pour la premiĂšre fois dans les mĂ©dias le rĂŽle de la "chroniqueuse cruelle et mĂ©chante" - dixit Franz-Olivier Giesbert, son hĂŽte de l'Ă©poque. On la retrouve dans un resto italien, le jour oĂč sort en kiosques le huitiĂšme numĂ©ro de Causeur, une revue vendue Ă 10 000 exemplaires volontiers rĂ©actionnaire et ouverte aux infrĂ©quentables jusque dans son capital. "Je vous plains, d'avoir Ă faire mon portrait. En venant, j'ai rĂ©alisĂ© que je n'avais pas le moindre cadavre Ă planquer dans mes placards. La honte rien Ă cacher, rien Ă montrer..." Elle vient de connaĂźtre un petit scandale et un gros chagrin. Sa pĂ©tition "Touche pas Ă ma pute", dont elle est Ă l'initiative avec FrĂ©dĂ©ric Beigbeder et signĂ©e par "343 salauds" Ă la veille du dĂ©bat sur la pĂ©nalisation des clients de prostituĂ©es Ă l'AssemblĂ©e nationale, lui a valu des volĂ©es de bois vert et l'a fĂąchĂ©e avec plusieurs amis qui se sont estimĂ©s abusĂ©s, comme le romancier François Taillandier ou l'Ă©diteur Claude Durand. "Bon, je conviens que ce n'Ă©tait pas d'une distinction maximale, mais j'ignorais que tant de gens fussent si chatouilleux sur la distinction. Dans le genre Salon du camion, on entend bien pire tous les jours Ă la tĂ©lĂ© et Ă la radio, non ?" Quelques semaines auparavant, la patronne de Causeur a perdu son meilleur ami, celui qui lui fit dĂ©couvrir l'amour vibrant de la Nation et le catĂ©chisme rĂ©publicain Philippe Cohen, l'un des fondateurs de Marianne. Il Ă©tait le copain journaleux, tombĂ© tout petit dans le trotskisme et la politique, le complice de tous les mauvais coups portĂ©s aux "bien-pensants". Comme ils avaient ri, en 2003, quand La Face cachĂ©e du Monde Fayard, coĂ©crit par Philippe Cohen et Pierre PĂ©an, avait semĂ© la panique dans l'auguste institution. Philippe, c'Ă©tait l'un de ses derniers camarades issus de la gauche. Sa mort fut comme un symbole. DĂ©sormais, dans les rangs politiques, les amis de la patronne de Causeur se nomment "Paulo", alias Paul-Marie CoĂ»teaux, aujourd'hui chargĂ© de dĂ©baucher des gaullistes pour le Front national, ou Philippe Martel, le tout nouveau chef de cabinet de Marine Le Pen, tous deux tĂȘtes de liste FN aux prochaines municipales Ă Paris. "Je ne suis pas en porcelaine chinoise", rassure l'intĂ©ressĂ©e, qui a beaucoup pleurĂ©. Elle en a vu tant d'autres ! Le "dĂ©barquage" de Marianne, oĂč Jean-François Kahn l'accusait "d'hystĂ©riser" la rĂ©daction, en 1998. La suspension, en 2006, de son Ă©mission consacrĂ©e aux mĂ©dias sur France Culture. Le dĂ©cĂšs fulgurant, surtout, il y a sept ans, de son cher Philippe Muray, ce dĂ©senchantĂ© qui n'en finissait pas de vomir la modernitĂ© et a "changĂ© la vision du monde d'Elisabeth", assurent les intimes. "Il avait Ă©tĂ© emportĂ© par l'Ă©nergie vitale d'Elisabeth, sa maniĂšre directe et simple d'entrer dans la vie des gens, se souvient Marcel Gauchet, le directeur de la revue Le DĂ©bat, qui a lancĂ© la jeune journaliste en publiant, en 2000, un article oĂč elle contestait le nombre de morts causĂ©s par les Serbes au Kosovo. Elle s'est battue pour faire connaĂźtre Philippe Muray" avant que Fabrice Luchini ne le consacre post mortem sur les planches de l'Atelier. Ce qui compte, ce sont les idĂ©es. "Dans Illusions perdues, de Balzac, elle serait forcĂ©ment au cĂ©nacle d'Arthez", avance le romancier JĂ©rĂŽme Leroy, communiste feuilletoniste au trĂšs droitier Valeurs actuelles qui collabore aussi Ă Causeur. Ses premiers reportages pour Jeune Afrique ou Le Nouveau Quotidien, une sorte de LibĂ© suisse" aujourd'hui disparu, lui ont laissĂ© un souvenir amusĂ© mais sans regret "Au Liberia, je devais raconter une guerre Ă laquelle je ne comprenais rien, je voyais des gens avec des perruques roses et des ustensiles culinaires se haĂŻr, se battre, tuer, mourir, et je n'avais pas la moindre idĂ©e du sens de tout ça", se souvient-elle. Rien n'est plus Ă©tranger non plus Ă cette spĂ©cialiste des longs entretiens fouillĂ©s avec des intellectuels, qu'elle livre notamment au Point, que ce fact checking vĂ©rification des faits venu du monde anglo-saxon. Son journalisme Ă elle, c'est celui d'opinion, nĂ© Ă la fin du xixe siĂšcle avec Zola et l'affaire Dreyfus, pas l'investigation. Elle dĂ©teste autant les procĂšs-verbaux qu'elle soigne langue, style et ponctuation. Son terrain d'investigation, c'est le Paris des avis tranchĂ©s, oĂč elle multiplie antennes et entrĂ©es. "Elisabeth s'est imposĂ©e comme une chroniqueuse d'idĂ©es, dĂ©codant les camps, les rites et les dessous des bagarres intellectuelles de la capitale", dit Jean-François Colosimo, un ancien des Editions de la Table ronde, qui Ă©dita en 2002 son essai sur Les MaĂźtres censeurs. "Tu as vu qu'untel attaque machin ?", "Tu peux croire que les socialistes sont favorables au trucmuche"... Yeux rivĂ©s sur les journaux et sur la Toile, oreille vissĂ©e Ă son portable, Elisabeth LĂ©vy est une agitĂ©e qui ne connaĂźt pas la quiĂ©tude. "C'est la troisiĂšme fois que tu me tĂ©lĂ©phones aujourd'hui. Si Balzac t'avait connue, il n'aurait jamais Ă©crit "La ComĂ©die humaine" !", s'Ă©criait parfois Philippe Muray derriĂšre son bureau. L'important, c'est la bagarre. La joute, la castagne. "Viens le dire si t'es un homme", propose une des rubriques de Causeur. Elisabeth LĂ©vy raffole des assemblĂ©es viriles, des dĂźners enfumĂ©s et arrosĂ©s qui ressemblent Ă des "Droit de rĂ©ponse" de Michel Polac exhumĂ©s des archives de l'INA. Elle parle fort, trĂšs fort, souvent prĂšs, trop prĂšs. "Ce n'est pas anodin, ce volume sonore, ça veut dire quelque chose", soupire Pascale Clark, qui pense Ă peu prĂšs tout l'inverse d'elle et s'en Ă©tait sĂ©parĂ©e, en 2004, aprĂšs quelques vifs Ă©changes, en direct, dans "On refait le monde", sur RTL. Elisabeth LĂ©vy enrobe ses flĂšches d'une politesse trĂšs vieille France "Permettez-moi, mon cher...", mais a rĂ©ponse Ă tout, s'installant dans la posture avantageuse du minoritaire Ă©ternellement bĂąillonnĂ©. Pour le disqualifier, elle assigne toujours son interlocuteur dans un camp. D'oĂč lui vient cette agilitĂ© ? Cette façon d'occuper l'espace, cette voix qui envahit les salles elle sait parler sans micro et les postes de radio ? C'est autour de la table familiale, il y a trente-cinq ans, que tout peut-ĂȘtre s'est jouĂ©. Dans une salle Ă manger de la banlieue parisienne, Ă Epinay-sur-Seine, au nord de la capitale. Au creux des annĂ©es 1950, le couple LĂ©vy, pĂšre mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste, mĂšre pharmacienne, sĂ©farades d'AlgĂ©rie installĂ©s au Maroc, ont emmĂ©nagĂ© dans un petit appartement au coeur d'une citĂ© tranquille, oĂč grandiront leurs trois enfants. Lui est religieux d'assez stricte observance, porte aujourd'hui encore barbe et chapeau, et impose Ă la famille shabbat et cuisine casher. Elisabeth, la cadette, a mauvais caractĂšre et ne cesse de contredire son pĂšre. "A l'Ă©vidence, une figure importante. Il l'a emmerdĂ©e mais il l'a formĂ©e", croit savoir Paul-Marie CoĂ»teaux. "J'Ă©tais souvent opposĂ©e Ă lui dans la conversation, rĂ©pond seulement Elisabeth LĂ©vy. Avec mon pĂšre, j'ai appris trĂšs tĂŽt l'adversitĂ©, ce que j'appelle aujourd'hui le dĂ©saccord civilisĂ©. MĂȘme si je suis parfois une colĂ©rique - Ă tort - je suis une raisonneuse." A la table des LĂ©vy, on pratique le pilpoul, cet usage hĂ©ritĂ© de l'Ă©tude talmudique devenue au fil des siĂšcles un jeu et une gymnastique d'esprit. Et si ceci, mais si au contraire, et Ă supposer que, pourquoi alors ne pas dire... "Il fallait rĂ©pondre Ă chaque question, indĂ©pendamment du sens ultime, ça m'amusait beaucoup, raconte aujourd'hui la journaliste. Accessoirement, ça permet le dialogue entre croyants et incroyants." M. LĂ©vy pousse sa cadette dans ses retranchements, pare la rĂ©bellion, mais autorise l'impertinence, pourvu qu'on y mette les formes. Comment ne pas songer Ă ces parties de ping-pong rhĂ©torique en Ă©coutant, sur RCJ, la Radio de la communautĂ© juive, cet "Esprit de l'escalier", oĂč elle dĂ©bat, le dimanche, avec Alain Finkielkraut ? Comment ne pas y songer en parcourant les mails longs comme le bras Ă©changĂ©s, en mai, avec Edwy Plenel ? Sujet de la polĂ©mique, un entretien espĂ©rĂ© du patron de MĂ©diapart sur le journalisme et l'affaire Cahuzac. Lui qui l'a depuis longtemps dans le collimateur "Votre virulence tĂ©moigne d'une passion qui m'intrigue et m'inquiĂšte." Elle lorsque le refus paraĂźt dĂ©finitif "Permettez-moi de vous faire remarquer que vous charriez grave ! [...] On a tort de dire que vous n'avez pas d'humour vous ĂȘtes trĂšs amusant." Longtemps, Elisabeth LĂ©vy a votĂ© "sagement" socialiste. Comme ses parents, "sans rĂ©flĂ©chir, pour ĂȘtre dans le parti des gentils", dit-elle. La premiĂšre fois, c'Ă©tait en 1974, Ă Epinay, trois ans aprĂšs le fameux congrĂšs du PS "J'avais 10 ans et j'ai appuyĂ© sur le bouton Mitterrand pour mes parents. On avait eu les premiĂšres machines Ă voter." En 1988, pour son Ă©preuve du feu, elle rejoue la mĂȘme scĂšne le poing et la rose, encore, sur le bulletin. Elle vient de rater l'ENA, aprĂšs trois ans passĂ©s Ă Sciences Po, oĂč elle a dĂ©couvert, comme tant de banlieusards et de provinciaux, une planĂšte Ă©trangĂšre" dont elle ne possĂšde pas encore les codes des Ă©tudiants qui rentrent dĂ©jeuner chez eux boulevard Saint-Germain, "des gens avec des maisons de campagne, des cousins dans les cabinets ministĂ©riels et des noms de famille qu'on lisait dans Le Monde ». De la Rue Saint-Guillaume, elle sort avec un diplĂŽme mais avec les mĂȘmes idĂ©es qu'en y entrant. Pour dire elle fait mĂȘme un passage Ă Globe, le journal de BHL, temple de l'antiracisme et du mitterrandisme militants. Je dis souvent que tant que je ne pensais pas, je votais Ă gauche c'est une blague, mais pas seulement. J'aurais votĂ© oui au traitĂ© de Maastricht, si je ne m'Ă©tais pas trouvĂ©e en Suisse Ă ce moment-lĂ . C'est avec Philippe Cohen et la Fondation Marc Bloch que j'ai commencĂ© Ă comprendre qu'on n'Ă©tait pas obligĂ© de penser comme les confrĂšres. Aujourd'hui, ma seule identitĂ© politique, c'est d'ĂȘtre pas-de-gauche." Bien avant que les ouvrages de Marcel Gauchet, d'Emmanuel Todd, d'Alain Finkielkraut ou d'Elie Barnavi ne peuplent la vaste bibliothĂšque de la journaliste, quelque part dans le Marais, au coeur de Paris, bien avant que ses crevettes au curcuma ou un simple plat de pĂątes ne rĂ©unissent RĂ©gis Debray et Philippe Muray Ă la mĂȘme table, il y eut les conversations et les sandwiches partagĂ©s avec Philippe Cohen, premiĂšre de ces ombres tutĂ©laires qui peuplent la vie et les soirĂ©es d'Elisabeth LĂ©vy. "Il l'a rĂ©vĂ©lĂ©e idĂ©ologiquement Ă elle-mĂȘme", estime Jean-François Kahn. Nous sommes en avril 1997. "JFK" vient de lancer Marianne, un hebdomadaire "intello-populaire" qui veut battre la "pensĂ©e unique", comme on dit Ă l'Ă©poque pour parler du "politiquement correct" d'aujourd'hui. "Lisez les confrĂšres, faites le contraire", rĂ©pĂšte Kahn Ă sa petite troupe de rĂ©dacteurs. Parmi eux, Elisabeth LĂ©vy, que Philippe Cohen a embarquĂ©e dans l'aventure du journal mais aussi dans celle de la future Fondation Marc-Bloch, un club de rĂ©flexion qui veut Ă©branler le monopole de la Fondation Saint-Simon. Scepticisme europĂ©en, dĂ©passement du clivage droite-gauche... La jeune Ă©lĂšve fait sien le nouveau corpus des souverainistes et dĂ©passe trĂšs vite son maĂźtre. "Le zĂšle infusĂ© hĂ©ritĂ© de son pĂšre, celui du prophĂšte qui est lĂ pour terrasser les idoles et dĂ©jouer les mensonges, elle le fait sien", dĂ©crypte Jean-François Colosimo. Elle s'indigne des "lynchages mĂ©diatiques" opĂ©rĂ©s par les "chevaliers du Bien", cite Nietzsche pour dĂ©noncer la "moraline" ambiante, convoque Voltaire pour justifier le dĂ©bat avec ceux que l'Ă©lite intellectuelle dĂ©clare infrĂ©quentables, se frappe le front devant la cĂ©citĂ© de la gauche face au "rĂ©el". Ensemble, Philippe et Elisabeth pouffent de rire devant ces "Jean Moulin de pacotille" qui, Ă chaque Ă©lection, inventent, selon eux, un nouveau pĂ©ril brun. Rire c'est une des clĂ©s du succĂšs d'Elisabeth LĂ©vy. A la tĂ©lĂ©, dans les Ă©missions de dĂ©bats oĂč on l'invite volontiers, on ne voit guĂšre la polĂ©miste que la bouche tordue, le sourcil froncĂ©, le poing prĂȘt Ă taper sur la table du studio. Dans la vie, Elisabeth LĂ©vy est gaie, virevoltante et drĂŽle, trĂšs drĂŽle. Il faut les voir, tous ces messieurs, pĂšres spirituels devenus confidents, parler les uns aprĂšs les autres du "coup de foudre d'amitiĂ©" qui les a unis Ă Elisabeth. Les entendre Ă©voquer l'oeil brillant son "courage", sa "fidĂ©litĂ©", sa "force de travail", son art de "mettre leur pensĂ©e en mots sans jamais la dĂ©former", sa "grande libertĂ©" et toujours, donc, son esprit sans pareil... Notre Ă©poque a inventĂ© "le sourire Ă visage humain de SĂ©golĂšne Royal", Ă©crivait Philippe Muray. Et si l'Ă©poque avait aussi inventĂ© l'humour d'Elisabeth LĂ©vy ? 21 avril 2002, QG de Jean-Pierre ChevĂšnement, rue de Paradis, dans le 10e arrondissement de Paris. S'il fallait trouver une autre scĂšne originelle, aprĂšs la table familiale d'Epinay, ce serait sans doute ici. L'ancien ministre de l'intĂ©rieur s'est prĂ©sentĂ© Ă l'Ă©lection prĂ©sidentielle face Ă Lionel Jospin et rĂȘve, dit-il, de faire "turbuler" le systĂšme. Il rĂ©unit pour la premiĂšre fois un "pĂŽle rĂ©publicain". Son comitĂ© de soutien est le plus parisien et le plus intello qu'un candidat ait jamais connu. Pour le "Che", Elisabeth LĂ©vy a rĂ©uni, sous le titre de Contes de campagne Mille et une nuits, des textes inĂ©dits de Max Gallo, Jean Dutourd, Edmonde Charles-Roux, Dominique Jamet, mais aussi Michel Houellebecq et mĂȘme Philippe Muray. "Il n'avait donnĂ© Ă Elisabeth qu'un petit poĂšme mais c'Ă©tait un exploit mon mari n'a jamais signĂ© de pĂ©tition de sa vie", salue l'Ă©ditrice Anne Sefrioui. C'est alors que l'inimaginable se produit. Ce que les amis d'Elisabeth LĂ©vy avaient d'abord conçu comme un bras d'honneur un brin potache se transforme en coup de tonnerre Lionel Jospin est exclu du second tour de la prĂ©sidentielle. Pionniers du Parti socialiste, figures de la nuit ralliĂ©es par esthĂ©tisme, ex-pasquaĂŻens venus rejoindre leurs frĂšres rĂ©publicains de l'autre rive, royalistes de l'Action française et jeunes "bernanosiens" imberbes, animateurs de Radio Courtoisie et fĂȘtards de Jalons, ce "groupe d'intervention culturelle" nĂ© dans les annĂ©es 1980 et connu pour ses pastiches de journaux... Quand, Ă 20 heures, elle comprend ce qui se joue, l'assemblĂ©e hĂ©tĂ©roclite se fige d'un coup en une forĂȘt de spectres. Que faire ? S'abstenir ? Appeler Ă voter Jacques Chirac ? Ce soir-lĂ , raconte François Taillandier dans sa suite romanesque, Elisabeth LĂ©vy trouve la parade en quelques coupes de champagne Une journaliste en vue rĂ©pĂ©tait Ă tout le monde "L'antifascisme ne passera pas", slogan qu'elle venait d'inventer." La formule, aussi ironique qu'ambiguĂ«, devient le titre de la tribune publiĂ©e le surlendemain dans Le Figaro, et signĂ©e Elisabeth LĂ©vy, qui, le 6 mai, n'ira pas voter. Une pirouette, toujours et encore. Elisabeth LĂ©vy dans Ce soir ou jamais » le 8 novembre 2013 Onze ans aprĂšs, on retrouve le mĂȘme humour caustique, les mĂȘmes ricanements et un sens de l'absurde identique dans Causeur, financĂ© Ă 44 % par GĂ©rald Penciolelli, ex-repreneur de Minute, une figure de l'extrĂȘme droite francaise. "Un ami riche" prĂ©sentĂ© par deux actionnaires fondateurs et collaborateurs du journal, deux piliers de Jalons Basile de Koch, l'ex-plume de Charles Pasqua, mariĂ© Ă Frigide Barjot, et Marc Cohen, l'ancien communiste de L'Idiot international. Dans son "chaudron de sorciĂšre", Elisabeth LĂ©vy touille interviews de Philippe Martel et entretiens d'Elisabeth Badinter, pubs pour Valeurs actuelles et articles d'Alain Finkielkraut. Dans le numĂ©ro de dĂ©cembre, l'un d'eux mĂ©rite attention. "Fink" qui n'a pas signĂ© le manifeste des "343 salauds" s'inquiĂšte du rĂšgne de la farce permanente qui saisit la sociĂ©tĂ©. "Un monde qui fait blague de tout", Ă©crit-il en citant PĂ©guy, un monde qui pense que rien n'est grave, est un monde "vide" et "barbare". Avis Ă la directrice de Causeur. Ariane Chemin Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil Ă la fois Ce message sâaffichera sur lâautre appareil. DĂ©couvrir les offres multicomptes Parce quâune autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil Ă la fois ordinateur, tĂ©lĂ©phone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous ĂȘtes la seule personne Ă consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez Ă lire ici ? Ce message sâaffichera sur lâautre appareil. Ce dernier restera connectĂ© avec ce compte. Y a-t-il dâautres limites ? Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant dâappareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant Ă des moments diffĂ©rents. Vous ignorez qui est lâautre personne ? Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.
Sur le plateau de CNEWS, la chroniqueuse Elisabeth LĂ©vy sâest scandalisĂ©e de lâacharnement mĂ©diatique des affaires de pĂ©dophilies et dâinceste qui secouent la France. Un dĂ©bat houleux Je vois la diffĂ©rence de traitement quâil y a entre un journaliste de gauche, Olivier Duhamel â visiblement il nây a pas un dĂ©ferlement â et un Ă©crivain de droite, Gabriel Matzneff, qui Ă©tait accusĂ© de fait moins grave », sâoffusque Elisabeth LĂ©vy. Ce qui me frappe, câest quâon en parle comme si câĂ©tait avĂ©rĂ© ! Un livre nâest pas une preuve ! Je nâai pas de raison de mettre en doute la parole de Camille Kouchner, mais je nâai pas de raison non plus de la prendre pour argent comptant » poursuit la chroniqueuse. MĂȘme si on a la certitude quâun homme ait fautĂ©, ce qui est possible. Ca ne fait pas de lui un monstre et quelquâun qui doit ĂȘtre retranchĂ© de lâhumanitĂ© ». Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement National, intervient Excusez-moi, je ne vais pas mettre les pieds dans le plat, mais on a un homme qui fait de la politique â chroniqueur sur dâautres chaĂźnes â qui a Ă©crit quâil Ă©tait excitĂ© quand des petites filles sâapprochait de sa braguette » ! Et qui continue dâĂȘtre invitĂ© sur les plateaux. » Elisabeth Levy prend la dĂ©fense de Daniel Cohn-Bendit On ne peut pas comparer ! » Scandale Olivier Duhamel Dans un livre publiĂ© jeudi et dont des extraits ont Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©s lundi par Le Monde et LâObs, la juriste Camille Kouchner accuse son beau-pĂšre dâavoir abusĂ© de son frĂšre jumeau quand ils Ă©taient adolescents. La fille de Bernard Kouchner, y accuse trĂšs explicitement celui qui fut son beau-pĂšre, Olivier Duhamel, dâavoir abusĂ© sexuellement son frĂšre jumeau, lorsque celui-ci et elle-mĂȘme Ă©taient adolescents. Le trĂšs influent universitaire, homme de gauche, professeur, politologue, conseiller politique et chroniqueur mĂ©dia sâest enfermĂ© dans le silence. AprĂšs avoir mis un terme Ă toutes ses fonctions professionnelles, il a eu ces quelques mots auprĂšs de la rĂ©daction de LâObs Je nâai rien Ă dire sur ce qui, de toute façon, sera, je ne sais pas, nâimporte quoi, dĂ©formĂ© ou quoi ».
Lâinterview de Diamâs en niqab, diffusĂ©e dimanche 30 septembre dans lâĂ©mission Sept Ă huit, sur TF1, a marquĂ© de nombreux esprits et lancĂ© plusieurs dĂ©bats sur le web comme dans lâensemble des mĂ©dias. Ălisabeth Levy a rĂ©pondu aux questions des journalistes dâAtlantico sur cette nouvelle polĂ©mique liĂ©e Ă lâ plupart des tĂ©lĂ©spectateurs ont Ă©tĂ© surpris, voire choquĂ©s, de voir cette jeune femme quâon avait connue trĂšs moderne, avec son look et son vocabulaire grossier de rapeuse, dĂ©sormais vĂȘtue dâun niqab. En gros, le dĂ©bat est divisĂ© en deux. Ceux qui pensent quâelle a lâair bien plus heureuse Ă©panouie et sage, comme elle le dit elle mĂȘme et que câest surement mieux pour elle si elle se sent bien dans cette nouvelle vie plus simple et proche de dieu. Et les autres, qui sont tristes de la soumission du voile, de la perte dâun talent artistique, et/ou des risques de lâobscurantisme trancher sur ce dĂ©bat, on peut sâattarder sur deux petits dĂ©tails du discours de la jeune femme, qui semble un peu trop ficelĂ©, et dont lâargumentaire ne convainc pas dâabord, le rĂŽle de soumission de la femme dans lâIslam. Diamâs nous explique quâil sâagit de prĂ©jugĂ©s Quand une jeune fille se convertit, on dit toujours dâelle que soit elle est endoctrinĂ©e, soit câest son mari qui lâa forcĂ©e. Comme si jâavais pas dâautonomie intellectuelle, comme si on me connaissait une femme sans caractĂšre⊠»Pourtant, tout le monde sait bien que la jeune femme est devenue musulmane aprĂšs avoir rencontrĂ© son mari. Ce nâest pas un problĂšme en soi la conversion par amour nâa rien de scandaleux, mais que Diamâs nâessaye pas de nous faire croire quâelle a eu lâidĂ©e toute seule de se convertir et de porter un drap sur la tĂȘte toute la journĂ©e. Ce nâest pas crĂ©dible une seconde ! Du jour au lendemain, elle rencontre un homme puis se met Ă porter le niqab, mais elle nous explique que le monsieur ne lâa pas convaincu, que tout est venu dâelle, issue dâune famille catholique. Pourquoi a-telle attendu de se mettre couple avec un Musulman si sa conversion nâa rien Ă voir avec son homme ?Ensuite, MĂ©lanie, puisque câest comme ça quâelle veut quâon lâappelle dĂ©sormais, nous explique quâelle veut arrĂȘter la chanson, quâelle veut se faire discrĂšte, quâelle ne veut pas que les journalistes ne viennent la voir, quâelle veut continuer Ă vivre tranquillement dans lâanonymat et quâelle porte le niqab par discrĂ©tion et pudeur. Aujourdâhui, je suis redevenue une femme normale » tiens, ça nous rappelle quelquâunâŠ, nous explique-t-elle avant de prĂ©ciser pourquoi elle porte le niqab Jâai lu quâil Ă©tait prĂ©fĂ©rable Ă la femme de rester discrĂšte, pudique ». LĂ encore, MĂ©lanie est paradoxale elle sort un livre biographique, elle va sur TF1 pour faire parler dâelle et vendre son livre, elle fait le tour de nombreux mĂ©dias pour assurer la promo de son autobiographie. Quelquâun de discret et de normal fait-il le tour des plateaux tĂ©lĂ©s ? Est-ce que son mari lui a accordĂ© une permission de sâexhiber en pensant aux bĂ©nĂ©fices financiers quâils allaient tirer dâun tel livre bien promotionnĂ© ?De son cĂŽtĂ©, plus que la position de Diamâs et ses nouveaux choix de vie, câest le traitement mĂ©diatique de lâaffaire qui interpelle Ălisabeth Levy. La journaliste a ainsi dĂ©clarĂ© Je trouve pour ma part Ă©tonnant voire un brin agaçant que les opinions vaguement divergentes soient dĂ©noncĂ©es comme fascistes. Regardez ce qui sâest passĂ© avec lâaffaire du racisme anti-blanc ». Il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© que câĂ©tait un thĂšme dâextrĂȘme droite et que CopĂ© faisait du marketing, du coup, cela a dispensĂ© tout le monde de se demander si cela existait ou pas. [âŠ] Je suppose que si Diamâs Ă©tait entrĂ©e au couvent, les mĂ©dias auraient trouvĂ© ça moins chic que sa conversion Ă lâislam. [âŠ] Cela dit, lâislam bĂ©nĂ©ficie dâune cĂŽte particuliĂšre, sans doute parce que câest la religion des nouveaux damnĂ©s de la terre. Dans lâimaginaire de la gauche, lâimmigrĂ© sans papier qui se trouve ĂȘtre musulman a remplacĂ© le prolĂ©taire et on a les plus grands Ă©gards pour la susceptibilitĂ© islamique alors que les cathos doivent accepter quâon se paye la tĂȘte de JĂ©sus et du pape sans sourciller. Du coup, LibĂ©ration qui Ă©tait autrefois le journal de toutes les dragues cĂ©lĂšbre la halal attitude », se fĂ©licite que la France fasse ramadan et quâon puisse acheter des niqab en plein cĆur de Paris. Les temps changent, comme disait lâautre. Et pas forcĂ©ment pour le mieux. Il est clair, comme souvent, que la mĂȘme histoire avec le catholicisme nâaurait pas donnĂ© les mĂȘmes commentaires de journalistes toujours trĂšs prudents avec lâIslam. Comme pour les caricatures de Mahomet, les priĂšres dans les rues, ou lâincendie dâun camp de Roms les Musulmans bĂ©nĂ©ficient systĂ©matiquement dâun traitement de faveur des mĂ©dias dont les journalistes craignent trop dâĂȘtre traitĂ©s dâislamophobes. Du coup, ils se rattrapent sur les chrĂ©tiens que lâon peut trainer dans la boue aisĂ©ment sans risques dâ lâinterview intĂ©grale de Diamâs pour vous faire une idĂ©e
qui est le mari d elisabeth levy